L'exclusion de la Côte d'Abraham du territoire de l'arrondissement historique du Vieux-Québec pourrait s'avérer une solution au litige dans le dossier de l'Église Saint-Vincent-de-Paul. (Photo Frédérick Masson)
La façade de l'église Saint-Vincent-de-Paul continue de faire jaser
Faut-il, oui ou non, démolir la façade de l’Église Saint-Vincent-de-Paul située dans la côte d’Abraham au cœur de Québec? Voilà une question qui, depuis déjà plusieurs mois, soulève les passions chez les différents intervenants, mais aussi chez la population.
Profitant de la tenue des consultations en vue d'une révision de la Loi sur les biens culturels, la Ville de Québec a demandé à ce que la Côte d'Abraham soit exclue de l'arrondissement historique du Vieux-Québec. Elle suggère plutôt d'y inclure la Grande Allée, de la porte Saint-Louis à la place Montcalm, sise à quelques pas seulement de l'hôtel Loews Le Concorde.
Si cette «transaction» devait être acceptée, cela pourrait permettre au promoteur Jacques Robitaille de terminer la démolition de la façade de l'église Saint-Vincent-de-Paul. Il aurait ainsi le champ libre afin de réaliser son projet hôtelier.
Lors de la séance du conseil municipal du lundi 21 janvier dernier, la conseillère du district de Montcalm, Anne Guérette, a questionné l’administration quant aux priorités qui étaient accordées à l’ensemble du patrimoine sur son territoire. «Choisir de retirer l’Église Saint-Vincent-de-Paul de la zone de protection, n’est pas, à mon avis, la meilleure solution. C’est dommage que l’administration n’entrevoit pas envisager de solution durable dans ce dossier.»