Les abords de l'école Saint-Paul-Apôtre devraient être sécurisés. (Photo Karine Bouchard)
École Saint-Paul-Apôtre : un secteur à sécuriser
Rapport de Mon école à pied, à vélo
La sécurité aux abords de l’école Saint-Paul-Apôtre fait défaut, selon un rapport de Mon école à pied, à vélo. Plusieurs parents hésitent à laisser leurs enfants se rendre à l’école à pied ou en vélo, en raison des trop nombreux dangers qui guettent leur progéniture.
Le rapport, déposé récemment, expose les diverses recommandations effectuées par l’organisme. L’école Saint-Paul-Apôtre, la Ville de Québec ainsi que le Service de police y sont ciblés. Parmi les principales recommandations, notons la sensibilisation des élèves et des parents circulant à proximité de l’établissement d’enseignement ainsi que le réaménagement de diverses intersections du secteur et des bandes cyclables.
«Sur la 8e Avenue, avec tous les établissements d’enseignements qui y sont logés, beaucoup de jeunes conducteurs empruntent cette avenue», laisse tomber Annie-Christine Lavoie, membre du conseil d’établissement de l’école Saint-Paul-Apôtre. La vitesse est cependant chose commune. Même les parents qui vont porter leurs enfants à l’école ont parfois le pied un peu trop pesant. Le conseil d’établissement a d’ailleurs proposé de remettre des «contraventions symboliques» aux parents conduisant un peu trop vite ou ne respectant pas les règles à proximité de l’établissement.
Le rapport a néanmoins porté ses fruits : des supports à vélos supplémentaires ont été ajoutés en bordure de l’édifice.
Réaménagements majeurs recommandés
Une longue liste de recommandations a été remise à la Ville de Québec. De nombreuses intersections devraient, selon le rapport, être sécurisées. Parmi celles-ci, l’intersection des rues de L’Émerillon, de Lorraine, Bergemont et de la 22e Rue ainsi que l’intersection de la 22e Rue et de la 8e Avenue posent problème. Le réaménagement de la 22e Rue a également retenu l’attention.
Pour sa part, Ginette Picard-Lavoie, conseillère municipal du district de Lairet, affirme que les automobilistique sont d’ores et déjà sur la sellette depuis plusieurs années. De nombreuses opérations policières auraient été effectuées en bordure de la 8e Avenue et de la 23e Rue. Plus d’une quarantaine de contraventions auraient été octroyées lors de chacune de ces interventions. «Nous avons mené une étude pour analyser le comportement des automobilistes, précise-t-elle. Nous voulions savoir si les arrêts étaient visibles. Nous nous sommes rendu compte durant l’étude que les gens voient effectivement l’arrêt, puisqu’ils ralentissent, mais ne freinent pas.»