Le sort en est jeté!
L'époque des baguettes magiques et des potions en tous genres est officiellement révolue. Le Mauvais Sort nouveau en est la preuve, lui qui, par ses airs néo-trad et son ambiance festive, ensorcelle le mélomane à grands coups d'archets, de batterie, de guitare et d'accordéon.
Alors que la neige s'abat sur Québec telle une poussière d'étoiles, c'est orphelins de Stéphanie Ricard, leur accordéoniste chérie et mère spirituelle, que les trois sorciers de Mauvais Sort se pointent au Pub Saint-Alexandre afin de se soustraire à une journée de promotion, dont le point culminant sera le lancement officiel de leur nouvel album. Un quatrième en huit ans pour la formation de la capitale, qui n'hésite pas à bousculer l'ordre établi afin de faire sa place dans l'univers musical québécois.
Avec Mauvais Sort, les quatre joyeux lurons s'assument pleinement. Heureux mélange de nouvelles compositions et de classiques à la sauce «folk n roll», l'opus lève le voile sur un son à la fois riche et pur. Il suffit d'ailleurs de quelques notes pour en apprécier toute la finesse.
«On s'est fait réellement plaisir, de mentionner la voix principale du quatuor, Nicolas Geoffroy. Nous souhaitions donner une énergie particulière au projet en s'approchant le plus près possible d'un son live. En ce sens, nous sommes fiers de dire mission accomplie.»
En juxtaposant originalité, créativité et émotions, les musiciens vont au-delà de la simple musique traditionnelle. Rien à voir avec les rigodons du temps des Fêtes, ces airs rapidement oubliés au terme d'une soirée bien arrosée.
«Il faut d'abord savoir d'où l'on vient pour savoir où on s'en va, et en ce sens, la musique traditionnelle permet ce petit côté historique. Ce n'est pas quétaine, c'est notre identité, notre base, nos racines. C'est important», ajoute le chanteur-guitariste.
Ce sont donc onze pièces qui assurent le contenu de l'album éponyme. De courtes histoires qui se veulent autant d'univers dans lesquels s'entrecroisent des personnages à la fois colorés et attachants. Entre Marcoux Labonté, Le curé Benjamin et Le retour du soldat, on y traite, entre autres, du sort réservé aux églises et de guerre. Le groupe se permet même quelques reprises dignes de mention, dont Cauchemar et À la claire fontaine.
Les prochains mois s'annoncent très chargés pour Mauvais Sort, eux qui, d'ici l'automne 2008, propageront leur folie aux quatre coins du continent, mais aussi en Europe. À Québec, un des rendez-vous est prévu le 23 juin prochain sur les plaines d'Abraham dans le cadre de la Fête nationale.
À quoi doit-on s'attendre? «À tout un show… car nous sommes d'abord et avant tout des bêtes de scène», de prévenir les principaux intéressés.
Fernand Trudel
Commentaire mis en ligne le 24 février 2008Ca fait presque depuis le début de ce groupe que je m'intéresse à leur musique. Découvert aux festivités de la St-Jean à Val-Bélair, leur musique festive entraine l'auditeur à taper du pied et à swinger la compagnie. Réellement ils mettent le party où ils passent...
Je me serais attendu que pour le 400ème ce groupe fasse partie des acteurs de notre fête commune. Nenni, les talents viennent de la grande métropole et les metteur en scène aussi. Fasse que le remaniement à la directtion du 400ème puisse jeter leur sort sur ce groupe très festif...
Entretemps, j'écoute avec plaisir les quatre albums de leur collection.