Quand le marketing dérape
Certes, l'absence du pape au Congrès eucharistique de juin prochain est fort décevante. Cela aurait été l'occasion de se faire rappeler les 350 ans de grand courage et de générosité exceptionnelle laissés par ces nombreuses personnes qui se sont dévouées sans relâche dans nos écoles, nos hôpitaux, nos crèches, nos orphelinats et nos hospices. Malgré certains dérapages de la faiblesse humaine au cours de ces années, on ne peut renier le riche héritage que nous laisse ce passé historique.
Mais ici, la déception vient surtout de nos dirigeants opportunistes qui espéraient de la visite papale des retombées économiques extraordinaires, constituant alors un objectif fort discutable à l'endroit de l'invité de prestige. Dans de telles circonstances, on peut se réjouir du dénouement de l'affaire qui devient plus authentique que l'objectif. En novembre et décembre, qu'arriverait-il aux centres commerciaux si, un jour, l'Église supprimait la fête de Noël?
Gilles Côté, Québec