Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Québec Hebdo
Arr. Ste-foy
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Les élèves du Collège Champigny vivent au rythme des Innus

Nicolas Bégin par Nicolas Bégin
Voir tous les articles de Nicolas Bégin
Article mis en ligne le 7 février 2008 à 8:30
Soyez le premier à commenter cet article
Les élèves du Collège Champigny vivent au rythme des Innus
Évelyne St-Onge se charge de démystifier les us et coutumes de la culture innue avec les élèves du Collège Champigny. (Photo Nicolas Bégin)
Les élèves du Collège Champigny vivent au rythme des Innus
Environ 715 élèves, parents et enseignants du Collège Champigny ont pu se familiariser à la culture innue, au cours des derniers jours. Tout ce beau monde ont pris part à la Semaine sous le Shaputuan, initiative de l’Institut culturel et éducatif montagnais (ICEM).
Cette programmation d’activités se tenait pour la première fois à L’Ancienne-Lorette. Tout au long de la semaine, les participants ont pu déguster des mets amérindiens, voir différents items d’artisanat traditionnel, regarder des photos d’époque ou fabriquer un capteur de rêves.

«On veut sensibiliser les gens, raconte un des responsables, Clément Cloutier. On est ici. On vit ensemble. Il faudrait apprendre à se connaître.»

Originaire de la communauté de Mani-Utenam, près de Sept-Îles, M. Cloutier transmet son savoir avec fierté. Né d’un père québécois, mais d’une mère innue, il vit à Québec depuis environ 15 ans. Depuis 1998, son équipe et lui ont visité 65 écoles de la province. Chaque séjour dure une semaine, au cours duquel les autochtones installent le Shaputuan, dont le mot signifie «on passe à travers». En fait, il s’agit d’une grande tente de 6 X 15 mètres. Une soixantaine de personnes peuvent s’y entasser.

«Ce n’est pas comme une conférence dans un gymnase, explique M. Cloutier. Les gens peuvent visualiser. Ils peuvent même dormir dans la tente.»

Au fil des rencontres, le responsable note le manque d’information des jeunes au sujet des Innus, mais aussi des autochtones en général. «Ils s’amusent et ils sont intrigués, surtout quand on leur parle des grands espaces qu’on avait à traverser.»

Pourtant, son peule parle très bien le français, en plus d’avoir reçu une éducation. «Ils sont aussi surpris de voir que 90% des jeunes Innus parlent encore leur langue.»

En partie chargée d’animer les rencontres sous le Shaputuan, Évelyne St-Onge tente de démystifier avec les jeunes les us et coutumes de la culture montagnaise. Attentifs, les élèves posent de nombreuses questions. «On leur dit qu’il y a des indiens au Québec, explique Mme St-Onge. Ils doivent les connaître. On doit se faire connaître pour enlever les préjugés.»
Deux années d’attente
Si le Collège Champigny a vécu au rythme de la tradition innue la semaine dernière, l’établissement scolaire privé a dû attendre deux ans avant d’être le théâtre des activités.
«Un préalable pour aller dans une école, c’est que les enseignants doivent avoir une période d’information sur les activités qu’on peut faire dans les écoles et sur les aspects historiques, indique M. Cloutier. On prépare les enseignants.»

À la fin de cette semaine spéciale, les 21 groupes du Collège Champigny avaient vécu quelques instants sous le Shaputuan pour entendre les différents témoignages.

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net

  • À votre avis, la campagne électorale provinciale est-elle trop exclusivement orientée sur l'économie?
  • Oui
  • Non