Octroi du contrat pour la structure de bois du complexe de soccer Chauveau
Pour faire suite à l'appel d'offres rendu public le 14 novembre dernier, le comité exécutif de la Ville a octroyé au plus bas soumissionnaire conforme, Roche Construction, une firme de Québec, le contrat visant à assurer le service technique ainsi que la fourniture et l'installation de la charpente de bois du futur complexe intérieur de soccer du parc Chauveau.
Ce contrat de 4,3 M$ respecte l'enveloppe budgétaire affectée au projet de construction de ce complexe sportif. En tout, deux soumissionnaires ont répondu à l'appel d'offres. Le plus bas soumissionnaire, Goodfellow inc., a été jugé non-conforme en raison de l'absence du permis d'entrepreneur nécessaire pour le dépôt des soumissions, ce qui l'a rendu invalide. La Ville a exigé une réduction de prix de 256 000 $ de Roche, le seul soumissionnaire conforme, tel que la jurisprudence le permet.
Jusqu'à hier matin, la Ville de Québec ignorait le nom des fournisseurs et la provenance du bois du soumissionnaire Roche. Ce n'est en effet que le mercredi 30 janvier que la Ville a obtenu confirmation de la part de la firme Roche Construction inc. que son sous-traitant en fabrication et fournitures pour les éléments de bois est Les Chantiers de Chibougamau Ltée., Nordic Bois d'ingénierie.
En vertu des lois et règlements, la Ville de Québec est obligée d'accorder un contrat au plus bas soumissionnaire conforme. Enfin, comme cet appel d'offres était assujetti à l'Accord sur le commerce intérieur (ACI) et à l'Accord de libéralisation des marchés publics du Québec et de l'Ontario (AQO), il était impossible à la Ville d'exiger que le bois provienne du Québec.
L'industrie du bois satisfaite
Le président-directeur général du Conseil de l'industrie forestière du Québec (CIFQ), Guy Chevrette, s'est déclaré satisfait que le bois du Québec soit mis en valeur dans la construction du complexe de soccer du Parc Chauveau. Il souhaite que ce soit le premier jalon d'une politique d'utilisation du bois québécois dans la construction d'édifices publics.
Eric Barnabé
Commentaire mis en ligne le 1er février 2008Depuis des mois, voir des années, que nous nous faisons rabattre les oreilles avec des entreprises qui n'arrivent pas à vendre le bois couper parce que le marché ne répond plus à l'offre de coupe. Lorsqu'un acheteur se pointe pour acheter leur bois, ils nous implorent, nous menacent et manigancent afin de nous obliger à prendre leur bois coûte que coûte. J'oserais même dire croute que croute.
Malgré toutes les pressions d'un ancien ministre, Guy Chevrette pour ne pas le nommé, qui est parfaitement au courant du fonctionnement des soumissions à la ville de Québec et qui, surtout, est le représentant des entreprises de l'industrie forestière, il n'y a que 2 soumissionnaires dont un seul conforme`au devis.
Ces entreprises qui ont une cour pleine de bois auraient pû au moins proposer leur bois. N'était-ce que des gérémiades ou recherchent-elles vraiment des marchés au Québec. Leur absence dans la soumission pour le complexe de soccer Chauveau me laisse perplexe.
Est-ce que ça vaut la peine de tenter de sauver les entreprises forestières si elles ne fonjt par le minimum de leur côté ???
Eric Barnabé