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Connaissez-vous votre conseiller municipal?

Article mis en ligne le 29 janvier 2008 à 7:25
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Connaissez-vous votre conseiller municipal?
Savez-vous dans quel arrondissement et district électoral vous résidez? Connaissez-vous le conseiller de ce district? Avez-vous déjà communiqué avec lui afin d’obtenir de l’aide pour régler un problème?
Moi non. La majorité de ceux à qui j’en ai parlé non plus. Certains connaissaient le nom de leur arrondissement, quelques-uns savaient le nom de leur district ou de leur conseiller. Tous étaient unanimes à dire que, en cas de problème, ils s’adresseraient au service municipal concerné. Le maire Régis Labeaume vient de former un comité pour analyser la représentation politique de la ville de Québec et la pertinence de réduire le nombre d’élus. Le débat est donc lancé, la ville de Québec a-t-elle besoin de 37 conseillers?

M. Jean-Marie Matte, chef de l’opposition officielle à l’hôtel de ville (RMQ), prétend que les élus sont très sollicités. Lui-même, dit-il, «retourne ses appels aux citoyens le jour même ou le lendemain de leur appel». D’autres conseillers plaident à l’effet que la diminution du nombre d’élus ne générerait pas d’économies. Ceux et celles qui resteraient, disent-ils, devraient avoir recours à davantage de personnel pour accomplir leur tâche de travail.

Québec compte 389 551 électeurs et 37 conseillers pour une moyenne de 10 528 électeurs par conseiller. Cette moyenne est de 24 366 à Ottawa (23 conseillers pour 566 431 électeurs), de 29 124 à Winnipeg (15 conseillers pour 436 869 électeurs) et de 45 702 à Calgary (14 conseillers pour 639 884 électeurs). Le maire Labeaume se dit conscient et respectueux des particularités locales, mais cela, dit-il, «ne doit pas nous empêcher d’améliorer la performance et l’efficacité de notre structure municipale». Le mandat du comité de réflexion qui a été créé est de suggérer une structure efficace tout en maintenant une représentativité équitable.

La structure politique municipale actuelle coûte quelque 3,2 M$ en salaires, primes et frais de représentation. À cela, il faut ajouter plus de 600 000 $ en budget de recherche, plus les coûts du personnel de soutien. C’est donc dire que cette structure politique coûte entre 4 et 5 M$ par année aux payeurs de taxe que nous sommes. Par ailleurs, en entrevue à l’émission «Pouliot et Cie» au 93,3, le maire Labeaume ne semblait pas vouloir questionner également le nombre d’arrondissements sauf, peut-être, en parlant d’abolir l’arrondissement Laurentien compte tenu de la défusion des villes de Saint-Augustin et de L’Ancienne-Lorette.

Pourtant, il faut s’interroger sur la nécessité d’avoir huit ou sept arrondissements. Chacun nécessite une structure administrative et il pourrait y avoir, là aussi, d’importantes économies à réaliser. Même si elle est moins évidente et urgente, il faudra s’assurer que la révision du nombre d’arrondissements fasse partie du mandat de la future étude sur la réorganisation administrative de la Ville promise par le maire Labeaume durant la campagne électorale. D’ici là, une réduction du nombre de conseillers de 37 à 20 ou 21 générerait d’importantes économies sans créer de déficit démocratique. Si nous voulons freiner la hausse de nos taxes, nous devons l’appuyer.

* (Collaboration spéciale Jean-Claude L'Abbé)

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Fernand Trudel

Commentaire mis en ligne le 31 janvier 2008
Si vous ne connaissez pas votre conseiller c'est qu'il a tellement de portes à visiter lors de la campagne électorale qu'il ne peut pas toutes les visiter.

J'ai été conseiller municipal avec un salaire du tiers de celui des conseillers touchent actuellement et mon quartier (district électoral) était beaucoup moindre que celui du conseiller en place. On était 14 conseillers et un maire pour couvrir Beauport soit 73,000 habitants. En 2000, nous avions planifié descendre la structure à 10 conseillers et un maire et la fusion a mis au rancart notre travail de redécoupage électoral. J'ai travaillé à cette restructuration et je trouvais que c'était un juste équilibre pour une représentation équitable et près du citoyen alors que vous siégions au conseil municipal et certains avec le maire montaient siéger à la Communauté Urbaine. On avait le temps d'accompagner les citoyens dans leur démarche auprès de l'appareil bureaucratique et c'est ce que ceux-ci ont perdu dans la fusion. Pas urprenant qu'ils ne connaissent plus leur conseiller.

Aujourd'hui on a multiplié les niveaux et diminué les élus qui sont passés de 140 à 37. Comment trouver un juste équilibre entre représenter ses contribuables et faire de l'administration comme un député de comté le fait. Car actuellement, les élus siègent à plusieurs niveaux: au Conseil de quartier, au Conseil d'arrondissement, au Conseil de Ville et dans les divers sous-comités du conseil. Ils sont toujours en réunion et le citoyen se rammase à affronter seul l'appareil bureaucratique. Alors il abdique et rochonne... Certains siègent aussi au Conseil exécutif, au Conseil d'agglomération et au Conseil régional des élus.

Voir le problème sur la lorguette aussi simpliiste que le nombre d'élus à la table du conseil relève de l'inconscience ou de l'ignorance de la structure en place.

Si à Beauport, nous sommes passés de quatorze conseillers à seulemenrt cinq et que l'attrition d'élus porterait ce nombre à seulement deux conseillers pour près de 80,000 personnes ont a un problème de proximité des élus et de survie du conseil d'arrondissement.

Alors pourquoi avons-nous instauré des arrondissements importés des nombreux voyages en France de notre ex-maire Jean-Paul L'Allier? Pourtant Paris a des arrondisements et des mairies d'arrondissement tout comme à Montréal. Jean-Paul, lui ne voulait pas que les arrondissements contrôlent les services de proximité car à l'époque la majorité d'entre eux étaient présidés par des anciens maires anti fusion. Alors pourquoi a t'il quand même créé ces arrondissements sachant très bien qu'il avait installé des coquilles vides? Est-ce que c'est pour mieux nous faire avaler la centralisation des pouvoirs dans la ville centre lors de la fusion et ainsi faire mentir ses détracteurs ???

Est-ce que les services de proximités sont meilleurs qu'avant la fusion ? J'en doutes et les exemples pullulent de toutes part.

Quel est donc, la solution entre le désir des citoyens d'avoir des décideurs proches d'eux et la volonté de notre nouveau maire qui est tout à fait légitime ? Je penses que ma suggestion est économique et rallie les deux tendances opposées.La voici...

D'abord, il faut réviser les pouvoirs de proximité pour les concentrer entre les mains des arrondissements pour que les décisions sur l'administration des services de proximité soient prises à ce niveau. J'y vois un maire ou président d'arrondissement élu au suffrage universel dans l'arrondissement et 10 conseillers par arrondissement. Actuellement ,il y a trois arrondissements dans les 40,000 de population, un redécoupage ferait passer de huit à six leur nombre afin d'équilibrer la nombre d'habitants au niveau des arrondissenments de Beauport et Charlesbourg soit entre 70,000 à 75,0000 de population par arrondissement.

Donc, 6 maires ou présidents d'arrondissement et 60 conseillers payés au tiers de ceux actuels. Déjà il y a une économie du tiers de la masse salariale.

Un plus grand nombre d'élus pourrait faire disparaitre un niveau inférieur soit les conseils de quartier. C'est une formule empruntée du RASPOP qui supplée présentement à la carence de la présence des élus dans leur milieu. Quand tu est obligé de former un conseil de quartier pour savoir ce qui se passe dans son quartier c'est que tu es trop loin de ton milieu et c'est ce qui arrive présentement. Ces 29 conseils de quartiers, il n'y en a pas partout, coûtent au bas mot 800,000$ par année à faire fonctionner et leur rôle est essentiellement consultatif. Il ne faut pas oublier que ces cnseils de quartier utilisent à satiété les fonctionnaires pour les encadrer, les conseillers et leur donner des renseigenement que même l"élu ne peut avoir. Ils jouent parfois le rôle d'élu car ce dernier ne peut dans la structure actuielle s'adresser directement aux fonctionnanires. C'est aberrant comme situation...

Pourquoi tous ces élus sont obligés de monter siéger au Conseil de Ville ? Parce qu'il ne se prend pas de décision les concernant pour administrer correctement les serices de proximités à l'arrondissement. Si on donnait des pouvoirs d'administrer du "day-to-day" à l'arrondissement, on aurait moins besoin de la présence de tous les conseillers au Conseil de Ville et les partis politiques se fustifieraient beaucoup moins.On parlerait de coordination et d,uniformisation au lieu de sanctionner des décisions qui pourraient sse prendre au niveau de l'arrondissement.

Le Conseil de Ville pourrait fonctionner avec le maire de la ville, les 6 présidents ou maires d'arrondissement et 6 autres conseillers délégués par leur arrondiossene
Le fait d'avoir seulement treize élus à la table du Conseil permet d'éliminer la kyrielle de sous-comités inutiles.Le seul comité digne de demeurer est celui des finances qui devrait surveiller l'évolution mensuelle du budget, rectifier le tir en cours d'année et planifier le prochain budget en fixant les orientations qu'il suggérerait au conseil. Naturellement, les conseillers délégués pourraient se partager les présidences des organismes dépendant de la Ville: RTC, Expo-Cité, SOMHAQ, etc... Naturellement , on aurait plus besoin d'un Conseil exécutif pour fonctionner à 13.Encore là, des économies de temps, d'argent et de structure.

Quand au Conseil d'agglomération décrié par les trois maires qui en font partie, c'est une résurrection de la défunte CUQ mais dont la ville centre est largement majoritaire comme représentation ayant cinq votes sur sept. Ca crée des situations loufouques et pour 6% de la population totale, on devrait revenir à la facturation inter-municipale à la place de ce niveau de décision où près de 50% des décisions de la ville centre souffrent de l'autorisation de cet organisme fantoche. On économserait encore là, beaucoup de temps, d'argent en éliminant carrément cette structure imposée et disfonctionnelle.

Voilà donc la quadrature du cercle réglée. Les citoyens sont heureux d'avoir un élu plus proche d'eux capable de régler leur problème à la source sans faire le tour de l'appareil brureaucratique. Un vrai représentant quoi ! et le maire a un conseil de ville attrifié.

Ainsi, on aurait 60 conseillers, 6 maires ou présidents d'arrondissement et un Vrai maire comme Régis Labeaume.C'est plus simple et plus dymnamique comme structure. Mais celà présuppose qu'il faut innover pour restructurer notre ville selon nos besoins. C'est ce à quoi je convie le maire Labeaume...

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