Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Québec Hebdo
Économie
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Sondage Léger Marketing: les Québécois tiraillés

Vision économique 2008

Article mis en ligne le 14 janvier 2008 à 6:30
Réagissez à cet article
Sondage Léger Marketing: les Québécois tiraillés
Vision économique 2008
Dans une enquête titrée «Une radiographie complète de la société québécoise», la firme de sondage Léger Marketing dresse un portrait social des Québécois. Résultat: les Québécois sont à la fois stressés et inquiets, mais demeurent positifs quant à leur avenir.
Les réponses obtenues lors de l’enquête réalisée entre le 23 et le 27 novembre auprès de 3 004 répondants témoignent de la diversité québécoise, tel que l’explique Jean-Marc Léger, responsable du sondage. «Nous sommes à la fois émotifs, tournés vers nos traditions et pragmatiques. Normal, quand on sait qu’on est issu de la culture française, que l’on vit dans une société aux règles anglo-saxonnes et que nous avons adopté comme modèle économique celui des États-Unis», dit-il.

Au regard du sondage, on décèle de nombreuses ambiguïtés dans le comportement social des Québécois. À la question «Qu’est-ce qui est le plus important dans votre vie?», les gens ont majoritairement répondu «Avoir du plaisir» (54 %) bien avant de «Faire son devoir». Pourtant, à la question suivante, «Êtes-vous une personne stressée», ces mêmes personnes sondées ont répondu majoritairement dans l’affirmative (82 %), tout en avouant, pour le tiers d’entre elles, avoir déjà fait ou avoir peur de faire un burn-out. «Pour moi, mentionne Jean-Marc Léger, c’est la réponse la plus surprenante de ce sondage. Une personne sur trois qui dit avoir fait ou avoir peur de faire un burn-out, c’est une proportion énorme dans une société. Ajoutez à cela que les gens nous ont dit qu’ils n’ont plus de temps pour s’occuper de leurs familles et pour faire des activités personnelles et qu’ils dorment moins qu’avant. C’est un signal d’alarme qu’ils nous lancent.»

Les régions où les gens sont les plus stressés sont Montréal de même que celles qui l’entourent. La région où le stress influe le moins sur le quotidien de ses citoyens: le Lac-Saint-Jean. «Cette région est la grande championne pour la qualité de vie, laisse entendre M. Léger. Les gens se perçoivent comme peu stressés, ayant du temps pour la famille et les activités personnelles et n’ont pas le sentiment d’être seuls dans la vie. C’est également dans cette région où le taux est le plus bas quand on parle de burn-out. Au regard des chiffres, j’ai l’impression qu’il faudrait tous déménager au Lac Saint-Jean!»
La question de l’immigration
«Le mythe de l’immigrant voleur de “job” existe encore dans la mentalité des gens, estime Jean-Marc Léger. Les chiffres le démontrent clairement.»
Question épineuse s’il en est une, Léger Marketing a effectivement sondé l’opinion des gens sur l’immigration. Pour les personnes interrogées, il y a actuellement suffisamment d’immigrants au Québec, alors qu’ils considèrent les nouveaux arrivants davantage comme un apport culturel (46 %) qu’économique (38 %).

«Il y a ici un double discours des Québécois, alors que l’on sait que l’on doit s’ouvrir sur le monde pour survivre, indique M. Léger. Mais, on ajoute avoir peur de perdre nos traditions s’il y a plus d’immigrants au Québec.»

Quelque 32 % des gens de Laval disent avoir trop d’immigrants sur leur territoire, alors que les personnes interrogées à Québec, au Lac-Saint-Jean et dans Chaudière-Appalaches se retrouvent à l’autre bout du spectre, affirmant, dans une proportion de 33 %, qu’il n’y a pas suffisamment d’immigrants dans leur région.
La santé avant l’environnement
Au regard des données recueillies, la préoccupation première des Québécois pour la prochaine année demeure la santé.
Les gens répondent «l’amélioration du système de santé», dans une proportion de 44 %, quand on les questionne sur ce qu’ils considèrent de première importance pour le Québec en 2008. Par la suite, ils parlent de lutte à la pauvreté, de protection de l’environnement, d’éducation, et ce, bien avant le développement économique, la création d’emploi et le remboursement de la dette. «Les enjeux sociaux sont au cœur des priorités des gens, bien avant les enjeux économiques. Les Québécois soutiennent que ce n’est pas l’argent qui fait le bonheur, mais bien la santé et la famille», laisse entendre M. Léger.

Le virage vert semble également bien entamé chez les gens ayant répondu au sondage alors que 62 % d’entre eux disent poser des gestes quotidiens pour protéger l’environnement. De plus, la protection de l’environnement passe bien avant le développement économique pour 56 % des personnes interrogées. «Par contre, laisse entendre M. Léger, dans les régions où il y a eu de grosses pertes d’emplois récemment, telles que la Mauricie et le Lac-Saint-Jean, cet écart est beaucoup moins prononcé. Au regard de cette situation, je suis porté à dire que les gens veulent protéger l’environnement, oui, mais tant que cela ne vient pas influer directement sur leur situation économique personnelle. C’est un peu le dicton du “pas dans ma cour” qui s’applique ici.»

Pour appuyer ses dires, M. Leger fait remarquer qu’à la question «Selon vous, comment se porte votre région?», les Québécois sondés au Lac-Saint-Jean et en Mauricie se disent beaucoup moins optimistes que les personnes des autres régions. «Plus de 56 % d’entre eux disent que ça va “plutôt mal ” actuellement, alors que les citoyens des autres régions pensent carrément le contraire, répondant dans une proportion de près de 80 % que leur région va plutôt bien. De plus, les gens pensent que l’économie va s’améliorer ou demeurer la même en 2008 dans un ordre de 87 %. Les Québécois sont naturellement un peuple optimiste et positif.»
Méthodologie du sondage
Le sondage Internet a été réalisé entre le 23 au 27 novembre 2007, auprès de 3 004 répondants à la grandeur du Québec. Afin d'être le plus représentatif, l'échantillon a été réparti dans les dix grandes régions où chaque fois au moins 300 personnes ont été interrogées. La marge d’erreur maximale est de +/- 1,8 %.

* (Collaboration spéciale Philippe Beauchemin)

Ces articles pourraient également vous intéresser

Affichage des photos

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Ginette Grenier

Commentaire mis en ligne le 6 novembre 2008
Si je veux être dans votre liste pour répondre à vos sondages, que dois-je faire?

Chez nos voisins


La question du net

  • Croyez-vous que l'amélioration des conditions de travail à la Ville de Québec peut se faire sans hausse de taxes foncières ni coupure de services?
  • Oui
  • Non