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Un optimisme mesuré

Jean-Pascal Lavoie par Jean-Pascal Lavoie
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Article mis en ligne le 14 janvier 2008 à 7:21
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Un optimisme mesuré
<[:AC:]Ri>«Le 400e est une vitrine exceptionnelle pour exposer notre savoir-faire et notre modèle d'organisation du territoire aux visiteurs.» <[:AC:]CSi>- Jacques Fiset, directeur général du CLD
Un optimisme mesuré
Du point de vue des affaires, qui ne serait pas enthousiaste à l'aube des festivités du 400e? Sûrement pas les intervenants économiques de la région qui y voient une «fenêtre d'opportunité incroyable» pour la région. Ils demeurent toutefois vigilants puisque certains défis, comme celui de la main-d'oeuvre, restent à relever.
«D'emblée, j'affiche le plus grand enthousiasme, lance Paul-Arthur Huot, pdg de Pôle Québec-Chaudière-Appalaches. Les fondamentaux de la région sont extrêmement solides et nos pôles de force sont de véritables locomotives.»

Celui-ci donne en exemple les secteurs identifiés par la démarche ACCORD, qui vise à accroître la compétitivité des régions sur le plan international par le développement de créneaux d’excellence, qui possèdent un très fort potentiel. «Les astres sont très bien alignés, autant au niveau économique que politique, sans oublier le catalyseur que représente le 400e.»

Cette opinion est partagée par Jacques Fiset, directeur général du CLD de Québecqui ne se gêne pas pour afficher son optimisme. «Je suis un gars de party et le succès du 400e, j'y crois. Il y a, au-delà de la fête, une vitrine exceptionnelle pour Québec et une fenêtre d'opportunité incroyable pour le développement local.»

En plus de renforcer l'offre existante de produits touristiques, 2008 est l'occasion rêvée de l'élargir, croit M. Fiset. «C'est un enjeu constant au CLD que ce que l'on démarre ne soit pas un feu de paille, en particulier cette année.»

Le président de la Chambre de commerce de Québec abonde dans le même sens. «Nous vivons présentement un high où un événement n'attend pas l'autre, explique Daniel A. Denis. On voudrait en rajouter qu'on ne le pourrait pas. Le piège réside toutefois dans l'après 2008. Il faut déjà penser à l'année suivante pour éviter de tomber dans une sorte de marasme.»
Main-d'oeuvre et autres défis
Parmi les points sensibles pour l'économie de la région, Daniel A. Denis place la main-d'oeuvre en tête de liste. «Le taux de chômage, qui avoisine les 5%, continue de chuter ce qui provoque des difficultés dans à peu près tous les secteurs. Les entreprises ayant besoin de main-d'oeuvre qualifiée dans les technologies sont particulièrement touchées, tout comme le domaine de la restauration et de l'hôtellerie.»
Paul-Arthur Huot se fait d'ailleurs cinglant. «Il faut arrêter de se cacher derrière les mots! Avec une économie basée sur l'innovation et tournée vers l'extérieur, ça nous prend du monde qui parle anglais. C'est encore possible que de grandes entreprises comme Glaxo Smith Kline et Ubisoft s'établissent dans la région, mais ce problème de main-d'oeuvre rend la chose plus difficile.»

Les deux hommes s'entendent également sur la nécessité de poursuivre le développement de la nouvelle économie dans la région. «Le virage entrepris il y a une dizaine d'années va bien, mais il faut continuer dans le même sens. Il y a encore beaucoup de travail à faire», indique M. Denis.

«Le soutien au développement de nos entreprises de haute technologie est encore déficient, renchérit M. Huot. L'innovation est un moteur pour le futur et, si nous sommes relativement bien positionnés avec nos centres de recherche, encore faut-il que nos entreprises commercialisent ces belles idées.»

Si le capital de risque est insuffisant, le manque d'entrepreneurs l'est tout autant. «Nous devons absolument enrichir notre environnement entrepreneurial, poursuit le pdg de Pôle. Nous avons encore trop peu de ces entrepreneurs chevronnés qui ont réussi à l'international.»
Un problème en train de se régler?
Identifié comme problématique par le monde des affaires, l'accès rapide à la région de Québec semble être sur le point de se régler. Depuis l'élection de Régis Labeaume à la mairie de Québec, les astres semblent s'aligner très rapidement en faveur d'un train rapide Québec-Montréal-Ottawa.
«L'arrivée de M. Labeaume a eu un effet d'accélération et le ministre de la Capitale nationale, Philippe Couillard, prend à coeur ce dossier», se réjouit M. Huot.

«C'est une question de prospérité et d'ouverture sur le monde, ajoute M. Denis. Les gouvernements sentent que le projet fait consensus.»

<@CSi>- Jacques Fiset, directeur général du CLD

<@CSi>- Paul-Arthur Huot, pdg Pôle Québec-Chaudière-Appalaches

<@CSi>- Daniel A. Denis, président de la Chambre de commerce de Québec

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