Célébrons dans la reconnaissance
Des Québécois de souche se sont scandalisés d'entendre une artiste chanter en anglais lors du spectacle d'ouverture du 400e. Cette réaction doit être attribuée à l'ignorance plutôt qu'à ce fonds nationaliste désuet et grimacier qui a souvent considéré la langue anglaise comme un produit toxique. En fait, il faut savoir que, au fil des siècles, notre ville s'est construite, développée et embellie grâce, en bonne partie, aux capitaux et à l'entrepreneurship de nos compatriotes anglophones. Pour rappel, deux symboles de Québec: le château Frontenac et la fontaine de Tourny. Citons aussi, pour faire court, le Manège militaire, l'édifice Price, la gare du Palais, la cathédrale Holy Trinity, la Chaussée des Écossais, la Citadelle et son bastion...
Longtemps, Québec a été la capitale du Canada. C'est le gouverneur Dufferin, celui qui a dessiné la terrasse qui porte son nom, qui a refait les remparts et ses portes grandioses dont la magnificence donne tant de cachet à notre ville. Ironiquement, c'est en raison de son statut de seule ville fortifiée en Amérique de Nord que Québec a été inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Je souhaite que nos institutions d'enseignement profitent du 400e pour donner un bon cours d'histoire à notre jeunesse sur la fondation de Québec par ce merveilleux Champlain et sur ses valeureux successeurs qui en ont fait le joyau que nous voulons célébrer dans la reconnaissance.
Robert Berthiaume, Québec