La Ville de Québec a décidé de serrer la vis au sujet des fausses alarmes sur son territoire. (Photo Nicolas Bégin)
La Ville veut diminuer le nombre de fausses alarmes
Les fausses alarmes risquent de coûter cher aux propriétaires de commerce, maison ou logement. À la suite de l’entrée en vigueur du nouveau règlement à ce sujet, le 1er janvier dernier, la Ville de Québec prévoit maintenant sévir dès la deuxième fois.
L’idée consiste bien entendu à réduire les déplacements inutiles des policiers pour des fausses alarmes. Chiffres à l’appui, la Ville déplore la hausse de 26% entre 2002 et 2006.
En 2005-2006-2007, le nombre s’élevait à plus de 25 000 chaque année. Pire encore, les agents du Service de police de Québec ont répondu pour rien dans 98% des cas.
Cette situation implique cependant un prix à payer pour les citoyens. On parle d’environ 2 M$ par année, sans parler d’une diminution de la disponibilité des policiers pour d’autres interventions.
La Ville serre la vis
Après en avoir assez vu, la Ville a décidé de serrer la vis. Outre l’interdiction d’un système à composition directe au Service de police, elle prévoit aussi envoyer la facture aux propriétaires concernés.
Elle fera cependant preuve de clémence lors d’une première fausse alarme au sein d’une période de 12 mois. La deuxième fois, il en coûtera 60 $ dans le cas d’une habitation ou d’un logement et 120 $ pour un établissement résidentiel.
Dans le cas d’une quatrième fausse alarme et plus, les factures s’élèveront à 120 $ et 240 $.