Luciano Dorotea et Marc Bellemare tiennent un dernier sprint pour inciter les gens à signer la pétition pour convaincre le pape Benoît XVI de venir à Québec en juin. Le jeune Jérémy Gabriel et le père Jean-Marc Boulay s’impliquent aussi dans le projet. (Photo Archives)
Dernier sprint pour inciter le pape à venir à Québec
L’heure indique minuit moins une minute dans le dossier de la pétition pour inciter le pape Benoît XVI à venir à Québec lors du 49e Congrès eucharistique international, en juin prochain. Il reste encore quelques jours pour participer au mouvement de masse.
Jusqu’à maintenant, environ 13 000 personnes ont signé ladite pétition, mais des gens circulent encore avec des versions en papier. Bien entendu, plus de gens se manifesteront, plus le document pèsera lourd dans la balance.
«Nous sommes très contents, mais nous voulons que ce soit encore plus fort, mentionne Marc Bellemare. Beaucoup de gens ont signé, mais d’autres peuvent encore signer.»
Et les participants proviennent de partout en province. Certains agents pastoraux du Saguenay travaillent fort dans leur coin de pays pour augmenter le nombre de signatures.
«Ce ne sont pas juste des gens de Québec qui veulent le pape, ce sont aussi des gens de l’extérieur qui se déplacent pour le voir», explique l’avocat bien connu à Québec.
Si tout le monde attend une réponse officielle du pape avant la fin du mois, les instigateurs de la pétition font preuve de ténacité. «Nous sommes très optimistes, on pense que ça va marcher, indique M. Bellemare. Si on ne pensait pas que ça allait marcher, on ne travaillerait pas là-dessus depuis octobre.»
Chose certaine, Benoît XVI lui-même a pris connaissance de leur démarche. À la demande du secrétaire d’État, l’ambassadeur du pape au Canada, Luigi Ventura, a accusé réception de l’invitation à Québec. Une rencontre à Ottawa se tiendra d’ailleurs le 17 janvier prochain.
«Le pape est au courant de notre démarche depuis le 8 novembre», affirme Luciano Dorotea, ex-représentant du Québec à Rome et allier de Marc Bellemare dans ce dossier.
Ce dernier avait travaillé à la préparation du voyage de Jean-Paul II, en 1984.
«Il faut vraiment que les gens prennent conscience que si on veut le pape, c’est le dernier sprint, pense M. Dorotea. Il faut vraiment que la population s’exprime.»
«À notre avis, la visite du pape aura un impact bœuf à Québec, croit Marc Bellemare. Les gens ont dans leurs mains un outil d’affirmation.»
On peut encore signer ou inviter quelqu’un à signer la pétition en ligne à pape2008.com. Rappelons-le, il s’agit d’une initiative indépendante par rapport au Congrès eucharistique international.