Les maires Marcel Corriveau et Émile Loranger ont effectué un retour au conseil d’agglomération, le temps de voter contre le budget. (Photo Simon Clark)
Loranger et Corriveau votent contre le budget d’agglomération
De la visite rare a assisté à la séance du conseil d’agglomération, le 21 décembre dernier. Les maires Émile Loranger et Marcel Corriveau ont effectué un bref retour, le temps de voter contre le budget 2008, sans grande surprise.
Même s’ils brillent par leur absentéisme depuis belle lurette, les deux élus ont réitéré leur position face aux assemblées d’agglomération. Venus assister au premier geste important du maire Labeaume, ils refusent de partir en guerre contre quiconque.
«C’est certain qu’aujourd’hui on ne pouvait pas ne pas venir parce que quand tu es absent, tu es réputé être pour, explique Émile Loranger. Comme le budget est le geste le plus important, il fallait qu’on vienne faire savoir qu’on n’est pas d’accord avec ce budget.»
«On n’a rien contre les élus, pour nous c’est la structure d’agglomération qui ne fonctionne pas», mentionne M. Corriveau.
Autonomie dispendieuse?
Si on se fie au budget d’agglomération, les deux villes reconstituées devront payer une quote-part majorée. On parle d’environ 15,7 M$ pour Saint-Augustin et 11,2 M$ pour L’Ancienne-Lorette. Dans les deux cas, il s’agit d’une augmentation d’au moins 1 M$ par rapport à l’année dernière.
Compte tenu des chiffres, l’autonomie des deux villes coûte-t-elle de plus en plus cher? «C’est ce qui nous reste à mesurer, affirme M. Loranger. C’est là-dessus qu’on travaille. C’est certain que pour L’Ancienne-Lorette, si on continue à 1 M$ par année d’augmentation de quote-part, on est mort.»
Dans son budget 2008, ce dernier avait prévu verser 7,8 M$ à l’agglomération. Tout dépendra maintenant du rapport du fameux comité d’arbitrage, lequel devait en principe être déposé avant le 24 décembre dernier.
S’il doit payer plus, le maire Loranger jure avoir un plan B. Il refuse cependant de pavoiser davantage à ce sujet.
Du côté de Saint-Augustin, le maire Corriveau affirme pouvoir quand même contrôler l’augmentation des taxes de façon globale. Pour l’instant. Vive l’appel au privé et la polyvalence des employés municipaux.
«Mais si à chaque année on reçoit 1,2 M$ ou 1,5 M$, on va couler, admet-il. Si Québec a des problèmes de finances, ce ne sont pas Saint-Augustin et L’Ancienne-Lorette qui peuvent régler ça. On est 6% de la richesse foncière alors je pense qu’on a le droit de vivre. Il y a eu un référendum, les citoyens ont décidé, on est en démocratie.»