Dénoncer les préjugés contre les assistés sociaux
Depuis trop longtemps, dans les journaux, à la radio ou à la télévision, il y a plein de faussetés au sujet de nous, les personnes à l’aide sociale. Des préjugés comme: «les personnes assistées sociales sont des paresseuses», «des alcooliques et des droguées», «tout est gratuit pour elles», et bien d’autres.
Au lieu de désinformer et d’augmenter les préjugés, les médias devraient sensibiliser la société sur la vraie réalité que nous vivons. Il faut dire à la population que même si on est sans-emploi, on contribue à la société et au bien commun. On fait du bénévolat, on se rend utile en aidant les autres, on milite pour la défense des droits, etc.. Malgré tout ça, on n’est pas reconnu. On entend toutes sortes de préjugés pour nous dénigrer, nous diminuer, nous abaisser.
Aussi, il faudrait dire à la population que les chèques d’aide sociale sont trop bas pour couvrir les besoins essentiels. Le coût de la vie qui augmente à chaque année nous en fait voir de toutes les couleurs. Je dois payer le transport en commun qui augmente toujours et comme je n’ai pas assez de revenu, je ne peux pas bénéficier du crédit d’impôt. Dans le temps des Fêtes, je ne peux pas aller dans ma famille car l’autobus pour me rendre coûte trop cher. Aussi, je dois payer pour mon loyer, ma nourriture, mes vêtements et certains produits pour me soigner qui ne sont pas gratuits. Contrairement à ce que disent les préjugés, tout n’est pas gratuit pour les personnes assistées sociales. Les soins dentaires ne sont pas tous payés et les lunettes ne sont pas gratuites, le ministère verse un léger montant et moi, je dois verser le reste qui est énorme pour mes revenus. Et le pire, c’est qu’à chaque année des personnes assistées sociales s’appauvrissent avec la demi-indexation que le gouvernement donne.
C’est dommage d’entendre tous ces préjugés contre les personnes assistées sociales. Personne ne peut juger une autre sans savoir d’où elle vient, ce qu’elle a vécu et sans même savoir son parcours de vie. Il est urgent de faire de la sensibilisation dans la société pour mieux comprendre la réalité des personnes assistées sociales.
Monique Toutant, militante à l’Association pour la défense des droits sociaux Québec métro
Eric Barnabé
Commentaire mis en ligne le 1er décembre 2007J'ai moi-même 872.08$ par mois pour invalidité. Je comprend que vous fassiez du bénévolat parce que la façon que l'aide sociale est conçue, travailler est puni. J'ai le droit de gagner 100$ par mois, mais aucun employeur n'est intéressé à commencer à remplir la paperasse du gouvernement du Québec parce qu'il a eu le malheur de m'engager. Je dois donc travailler à temps plein et ça, je n'ai pas la santé pour le faire. J'aimerais bien, probablement comme bien d'autres travailler 3 x 4 heures ou 1 ou 2 x 8 heures par semaine, mais pour 100$ par mois ? Après 12 heures par mois, je travaille gratis !!! Imaginé quelqu'un qui ne recoit que le minimum de 542$ par mois. Il a droit de gagner 200$ pour un maximum de 742$. Un tel personne qui tente de retourner sur le marché du travail revient souvent de loin et a besoin de recommencer à temps partiel pour reprendre le rythme, un peu comme un jouer de hockey junior qui arrive dans la ligne nationale. Puisque la paperasse du gouvernement répugne les employeurs, il doit commencer à plein temps ou pas du tout. Son insécurité le fait reculé. Quiconque a tenté de travailler à temps partiel, tout en étant bénéficiaire de l'aide sociale connait les problème que le système d'aide sociale du gouvernement du Québec apporte: délai dans le traitement de la demande, extrapolation des revenus pour la fin du mois, négociation avec l'employeur pour remplir le formulaire dans les délais obligatoire de l'agent sinon le chèque est coupé, etc... Tant et aussi longtemps que les protociles du gouvernement du Québec ne seront pas changés de façon à encourager le travail, même à temps partiel, les bénéficiaires seront coincés sur le BS. Ah! J'oubliais le travail pour le particulier qui te donne 20$ pour la journée parce que tu as un chèque de BS. CA DONNE LE GOUT EN MAUDIT DE RENDRE SERVICE.
Eric Barnabé, Charlesbourg