En furie contre La Fureur montréalaise
Alors que le récent congrès de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) s'est interrogé largement sur la montréalisation des médias et que les candidats à la mairie de Québec s'inquiètent particulièrement du déplacement de la production radio-télé vers la métropole, voilà qu'on nous annonce la tenue d'une émission La Fureur toute montréalaise pour célébrer la fin de l'année et lancer les célébrations du 400e anniversaire de la capitale. En matière d'irrespect pour le talent local, difficile de faire mieux!
Ainsi, à l'occasion de la dernière Fureur de l'histoire, organisée au Pavillon de la jeunesse, le soir du 31 décembre, on a confirmé une pléiade d'artistes de partout sauf d'ici. Parmi les Marie-Mai, Petit, Dicaire, Toupin et Charles, on ne retrouve aucun nom de chanteurs locaux. Pas même les plus en vogue, comme Pascale Picard, Martin Léon, Andrée Watters ou Ariane Moffat. Du côté des équipes qui, selon le concept consacré, défendront l'honneur des filles et des gars, même constat. Pas un chat du coin, à moins de surprises de dernière minute!
À ceux qui se posaient la question ou conservaient un mince espoir dans les beaux discours des centralisateurs médiatiques, la preuve est encore faite que lorsqu'une émission de télé réseau se déplace, c'est toujours sans considération pour le contenu local. Contre toute règle élémentaire de bienséance, on se déplace pour organiser un événement grandiose dans la capitale sans faire le moindre clin d'oeil aux acteurs locaux.
Bref, il n'y aura aucune retombée pour la région et la télé restera éteinte le soir du 31 décembre. Pour danser, mieux vaudra attendre d'aller défoncer l'année à la grande fête de lancement des festivités du 400e sur la place d'Youville… organisée par un autre gars de Montréal…