Le Tribunal a condamné le Colibri Ste-Foy à payer une amende salée de 6 000 $.
Le Colibri Sainte-Foy doit payer une amende de 6 000 $
Coupable d’avoir rejeté des eaux usées dans un fossé en 2005, le propriétaire de l’hôtel-motel Colibri Ste-Foy devra payer une amende salée de 6 000 $, en plus des frais 1892 $. Un tel geste allait à l’encontre de la «Loi sur la qualité de l’environnement».
Selon le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, «les eaux usées provenaient de son établissement (Colibri Ste-Foy), qui n’était pas desservi par un réseau d’égout ou par des installations septiques adéquates», lit-on dans un communiqué de presse.
Si le hasard fait parfois bien les choses, le dicton prend tout son sens à Saint-Augustin-de-Desmaures. Le ministère a publié l’information quelques heures avant le départ officiel de Jean-Claude Desroches à la présidence du Conseil de bassin du lac Saint-Augustin. Une belle récompense en quelque sorte.
Après 10 ans de lutte, la tête dirigeante a passé le flambeau à Allan Cloutier. Il s’occupera encore du dossier, mais dans le cadre de son emploi, à la Ville de Saint-Augustin.
«Je pense que les dossiers ont avancé, affirme Desroches au sujet de son bilan. Ils n’ont peut-être pas avancé comme je l’aurais voulu, mais ils ont avancé. Les gens sont plus sensibilisés aujourd’hui qu’il y a 5 ou 10 ans. Il fallait défricher.»
Selon lui, son successeur devra prendre le temps de bien étudier les dossiers. Un paquet de petites solutions feront la différence, et non une seule grande.
Responsabilité individuelle
Questionné à savoir si la condamnation du Colibri lui faisait un petit velours, Desroches y voit plutôt un message pour les contrevenants et les insouciants. Le maire Marcel Corriveau et lui connaissaient problème depuis quelques années. Rien ne lui assure cependant une mise à jour au motel fautif.
«Il n’y a pas personne qui va pouvoir passer à côté du système, commente-t-il. Tout le monde devra être conforme. L’environnement, c’est une responsabilité individuelle.»
«Ça fait longtemps que ce n’est pas réglementaire, indique pour sa part le maire Corriveau. On a demandé à la Ville et au ministère de l’Environnement d’agir. Enfin, une action a été posée, je suis bien content. Pour le lac Saint-Augustin, c’était une aberration.»