Merci M. le Cardinal
La lettre du cardinal Ouellet est d'une grande élévation d'esprit et de coeur. Elle est d'un homme d'Église courageux. Il faut l'en remercier. Souhaitons qu'elle soit lue et commentée par des gens capables d'en saisir les valeurs de générosité et l'esprit apostolique de son auteur.
Pourtant, le matin même de sa parution, Patrick Lagacé de La Presse tenait les propos les plus malveillants et les plus grossières insultes à l'endroit de l'archevêque de Québec. L'orphelin Bruno Roy, avant le petit déjeuner, avait déjà trouvé une antenne sympathiqe à Radio-Canada pour qualifier le cardinal d'hypocrite. Lui, il veut des compensations. En argent, sans doute. Un Loco-Locass, Frédéric Savard, un invité permanent de Mme Bazzo sur les ondes de télé-Québec, a parlé de «ce burlesque cardinal à qui il faut pardonner parce qu'il ne sait pas ce qu'il fait». Des femmes fâchées accusent le clergé d'avoir été la cause de la revanche des berceaux, comme si ça avait été le curé de la paroisse qui avait couché avec leur grand-mère.
Les médias se sont tellement affolés que même Alain Dubuc a écrit que si les agressions sexsuelles étaient moins nombreuses de nos jours, c'était en raison du fait que le clergé vieillissant ne disposait plus que d'une libino en déclin. À entendre le discours ambiant, on croirait que les missionnaires qui ont consacré leur vie au service des Amérindiens, n'allaient dans le nord que pour sauter les Algonquines.
Le cardinal pose un acte d'humilité en lançant un appel à la réconciliation, on l'accuse d'arrogance. Formule-t-il le souhait de maintenir l'enseignement religieux dans les écoles? Montée d'adrénaline: il veut faire entrer le petit Jésus par la porte d'en arrière alors que les Québécois l'ont mis dehors par la porte d'en avant, ce qui est faux. On comprend les gens qui ont des problèmes avec les péchés capitaux et les 10 commandements de Dieu, mais cela nuirait à qui d'en expliquer l'essentiel à notre jeunesse dans les écoles?
Nous émanons de la civilisation judéo-chrétienne. Serait-ce trop demander à ceux et celles qui veulent balancer la chrétienté par-dessus bord, de bien vouloir retourner à l'histoire de leur pays et aux manuels de bienséance?
Robert Berthiaume, Québec