Mairesse par défaut
Ann Bourget se dirige à coup sûr dans le siège convoité de la mairie de Québec. Mais il ne faudra pas y voir là le signe qu’elle y restera longtemps. Car le contexte de la présente élection est un peu particulier. Le départ prématuré de Mme Boucher a bousculé l’ordre des choses. Et, parlant d’élection, il est un peu ironique de constater que l’on soit contraint d’emprunter 5 M$ pour tenir la présente élection. Je reste convaincu qu’une résolution unanime des membres de l’actuel conseil municipal aurait permis d’économiser cette somme en optant pour un compromis en proposant la nomination de Ralph Mercier comme maire par intérim jusqu’à l’élection de 2009. Le gouvernement du Québec, celui qui tranche en bout de ligne ces questions, aurait possiblement trouvé là un accommodement raisonnable.
Au sujet de l’actuelle campagne, Mme Bourget profite beaucoup de la division du vote. En regardant de près son score dans les sondages, dans la fourchette des 30 %, ça ressemble étrangement au vote de base… du PQ! Le fond de commerce du RMQ si vous préférez. Marc Bellemare ne fait pas une mauvaise campagne et il a raison de dire que la Ville n’a pas les moyens d’investir autant dans les infrastructures. Décevant que ce passage de Claude Larose à l’Action civique. Désespéré serait probablement le mot juste. Régis Labeaume présente une approche économique qui me semble porteuse. Mon choix s’arrêtera sur lui en fin de compte.
André Houle, Arrondissement de Beauport