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Le marché résidentiel se porte bien et inquiète peu

La pression des prix amène toutefois un déplacement vers la périphérie

par Jacques Bélanger
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Article mis en ligne le 5 décembre 2007 à 6:25
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Le marché résidentiel se porte bien et inquiète peu
La couronne nord attire particulièrement les premiers accédants et jeunes ménages, alors que les bords de lac (photo) font rêver les gens aisés à la recherche d'espace et de nature.
Le marché résidentiel se porte bien et inquiète peu
La pression des prix amène toutefois un déplacement vers la périphérie
«L’industrie de la construction dans la grande région de Québec connaît toujours une belle effervescence et le ralentissement qui est prévu n’est pas dramatique puisqu’il tend vers un équilibre naturel.»
C’est en ces termes qu’Alain Jacques, président de l’APCHQ - région de Québec et président du Concours Nobilis 2007, décrit la situation qui prévaut dans la région. «En 2007, nous avons essuyé une baisse de 3 % des mises en chantier, une tendance qui devrait se poursuivre en 2008, avec une diminution qui oscillerait entre 8 % et 9 %. Le repli qui s’en vient s’inscrit donc dans un mouvement naturel. Présentement, il y a davantage de maisons à vendre et on constate également que le nombre de ménages a tendance à diminuer légèrement.»

«Néanmoins, précise M. Jacques, il reste que le marché est encore très bon et que les conditions économiques qui prévalent dans la région sont toujours excellentes. En effet, nous avons un bas taux de chômage, ce qui crée une bonne vitalité au niveau de l’emploi et des taux d’intérêt encore raisonnables, ce qui rend les conjonctures toujours favorables en matière de construction.»
Déplacement en périphérie
En raison du coût des terrains, de plus en plus dispendieux dans les quartiers centraux, les prochaines constructions se feront davantage en périphérie. «À proximité de la région métropolitaine, indique le président de l'APCHQ - Québec, le coût excessif des terrains a souvent pour effet de décourager les jeunes ménages. Ces derniers considèrent de plus en plus l’option de s’installer en dehors des grands centres, là où les terrains sont plus abordables et plus vastes que ce qu’ils pourraient trouver en ville. Je pense à des municipalités comme Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, Boischatel et Portneuf, où les gens peuvent rencontrer des occasions fort intéressantes.

«Aussi, poursuit-il, il faut dire que lorsqu’on fait affaire avec ces municipalités pour l’obtention du permis de construction, les exigences ne sont pas les mêmes que dans les quartiers centraux et les délais d’attente sont plus courts. Cette souplesse dans les relations avec les municipalités est un incitatif pour les jeunes familles. Je pense à la clientèle composée de premiers acheteurs, un créneau qu’on ne doit pas négliger puisque le taux de natalité augmente et qu’ils doivent pouvoir se loger à un coût abordable.»

«Il faut tenir compte également de la portion non négligeable d’acheteurs expérimentés et sans enfants. Ce sont souvent des personnes préretraitées ou retraitées, dont l’âge varie entre 55 et 75 ans. Une fois leur maison unifamiliale vendue, ils vont désirer s’installer soit dans la région métropolitaine, soit en périphérie, afin de profiter de la tranquillité que l’on retrouve à la campagne. Ces deux catégories de gens devraient contribuer à transformer le panorama de l’industrie de la construction au cours des prochaines années», termine M. Jacques.

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