Parmi les coups de cœur de l’artiste : une représentation originale du Vieux-Québec. (Photo Karine Bouchard)
Les œuvres de Kathie Robitaille exposées pour la toute première fois
Kathie Robitaille n’est pas qu’une femme passionnée et – comme elle le dit elle-même! – hyperactive : elle cache dans sa tanière une foule d’œuvres d’art de son cru. Œuvres qui seront exposées au Domaine de Maizerets, du 29 novembre au 2 décembre prochain.
L’artiste peintre de Limoilou nourrit depuis quelques années une passion sans borne pour l’art visuel et la photographie. C’est notamment lors de ses périples en France que le déclic pour cette forme d’expression s’est produit. La travailleuse sociale de formation a alors consacré tous ses temps libres à la création. «J’ai besoin de créer pour voir la vie sous un autre angle, de dire l’artiste de 33 ans. J’aime la vie! J’ai toujours eu un côté artiste. On dirait que je suis tombée dans l’art, tout comme Obélix dans la potion magique!»
Autodidacte et déterminée, Kathie Robitaille ne lâche aucunement prise devant l’adversité. «J’ai une sœur malade et ça m’a donné un choc. J’ai touché en personne à la fragilité de la vie. Ça m’a poussée à vivre mes rêves à fond, relate-t-elle sur une note émotive. C’est d’ailleurs ma sœur qui a été la première à acheter mes toiles. Et ça m’a donné du courage.»
Une chose est certaine : outre le courage et un talent pour l’art, la limouloise possède une réserve illimitée d’énergie. Elle avoue elle-même être de nature hyperactive. Impossible pour elle de demeurer sur place! Outre sa carrière de travailleuse sociale et son amour pour la photographie et les arts visuels, elle est superviseure de stage à l’Université Laval et est à terminer une maîtrise en gestion. «Mais l’art demeure ma priorité!», assure-t-elle en riant.
Architecture et nature
«J’ai un style unique, confie-t-elle. Les photos sont très sobres et les toiles, très vives. Ce sont des caractéristiques qui me ressemblent beaucoup.» Architecture et nature sont de mise dans les œuvres de Kathie Robitaille. Parmi les coups de cœur de l’artiste : une représentation du Vieux-Québec. «J’y ai mis tout mon cœur! Ça l’a été pour moi tout un défi de créer une toile de cette taille!», souligne-t-elle.
L’artiste tâte le terrain des arts professionnels pour une toute première fois. Et elle avoue être nerveuse à l’idée d’exposer ses toiles au grand public. «Qui n’essaie rien n’a rien! Dans le fond, j’ai déjà gagné, en quelque sorte, car j’ai eu le courage de mettre sur pied une telle exposition», conclut celle qui planche sur ce projet depuis plus de deux ans.