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Hugo Gilbert descendant d'une famille dédiée au transport

par Jean-Marc Pageau, collaboration spéciale
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Article mis en ligne le 26 novembre 2007 à 7:30
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Hugo Gilbert descendant d'une famille dédiée au transport
Hugo Gilbert, le troisième du nom à piloter les destinées d'Intercar.
Hugo Gilbert descendant d'une famille dédiée au transport
Cette semaine, j’ai «attrapé au vol» un gars fort sympathique; Hugo Gilbert, qui fait régulièrement la navette entre Jonquière et Québec afin de voir à la bonne marche de son entreprise: Intercar. À l’instar du célèbre personnage de bandes dessinées, on pourrait dire que très jeune il est tombé dans la potion magique qui l’a conduit directement à la tête de l’entreprise.

Je vous fais donc partager un peu son histoire.
Québec Hebdo- Peut-on dire que le transport par autobus est une histoire de famille?
Hugo Gilbert - «Oui, on peut dire ça ainsi. C’est mon grand-père, Georges, qui a commencé tout ça en 1959 à Laterrière, en banlieue de Chicoutimi. À cette époque, il allait reconduire les enfants de la famille et de ses amis avec son “pick-up” à l’école, simplement pour rendre service. Le besoin se faisant sentir. Quelques années plus tard, il décida de s’acheter un autobus et c’est comme ça que tout a commencé. Il se servait aussi de son autobus dans la journée pour aller reconduire les gens de Laterrière à Chicoutimi. Ce n’est que quelques années plus tard que mon père a décidé de s’impliquer. Il était mécano et conduisait aussi l’autobus. Mais, on peut dire que c’est en 1976 que l’on assiste vraiment à la naissance d’une vraie compagnie de transport, alors que mon grand-père et mon père décident d’acheter une partie de la compagnie Autocar Fournier, soit la route interurbaine desservant Québec/Chicoutimi/Lac Saint-Jean.»
QH - Le transport scolaire a-t-il été abandonné pour autant?
HG - «Avec cet achat, nous avions donc une cinquantaine d’autobus pour le transport régulier. Parallèlement, le transport scolaire se développait rapidement. Mon grand-père Georges et mon père Jasmin ont donc soumissionné dans beaucoup de commissions scolaires du Saguenay/Lac-Saint-Jean et ont ainsi bâti une entreprise d’envergure régionale. En 1985, ceux-ci ont complété l’achat de la compagnie Autocar Fournier, ce qui assurait un pied-à-terre à Québec. En 1990, une transaction avec la compagnie Voyageur nous a permis d’établir un triangle impressionnant de territoire soit la Côte-Nord, le Saguenay/Lac-Saint-Jean et Québec pour le transport interurbain.»
QH - N’est-ce pas à cette époque que tu as joint la compagnie?
HG - «C’est en 1995 que je rejoins mon père dans la compagnie. Je représente donc la troisième génération de Gilbert. L’entreprise appartient toujours exclusivement à notre famille. Je suis fils unique et mon père a éprouvé une grande fierté quand je lui ai annoncé que je poursuivrais des études dans le but de m’intégrer à la compagnie. Je suis un homme heureux, j’ai pris la bonne décision.»
QH – Peut-on affirmer qu’Intercar est un joueur d’importance dans le monde du transport au Québec?
HG - «L’entreprise compte maintenait plus de 300 autobus scolaires, une quarantaine d’autobus long-courrier, sept garages répartis sur le territoire et un chiffre d’affaires dépassant les 30 M$. C’est plus de 450 personnes qui travaillent avec nous. Une particularité importante dans notre compagnie: le ratio-cadres/employés. Il n’y a pas beaucoup de cadres dans notre entreprise et c’est une recette gagnante. Pour nous, c’est la meilleure façon pour que nos gestionnaires de terrain soient proches de leur monde. Chaque cadre doit faire son propre travail de ressources humaines, doit gérer ses relations avec son personnel. Si l’employé a un problème de quelque nature que ce soit, il sait à qui s’adresser et obtenir satisfaction rapidement. C’est gérer comme une famille, une famille dynamique et performante.»
QH - Est-ce toi Hugo qui a réalisé le rêve d’André Arthur, soit de devenir chauffeur d’autobus?
HG - «Effectivement, et ça s’est passé drôlement. Un bon matin alors que j’écoutais la radio, j’entends André Arthur mentionner que son rêve serait de devenir chauffeur d’autobus. Je contacte alors le représentant publicitaire qui s’occupait de mon dossier dans cette station pour lui dire que si M. Arthur était sérieux, il pouvait me rejoindre et possiblement qu'il serait possible de l’aider à réaliser son rêve. Ça n’a pas été très long. À peine une heure plus tard, je recevais un appel d'André Arthur. Nous avons pris entente et avons débuté une formation comme pour n’importe quel candidat. Après son entraînement, M. Arthur a passé ses examens avec succès et l’histoire se poursuit encore aujourd’hui. C’est vraiment un passionné. C’est fascinant de voir cet homme-là avec tout le travail qu’il accomplit et l’agenda chargé de semaine en semaine réussir à trouver du temps pour conduire nos autobus. Comme la majorité de nos chauffeurs, il carbure à la passion.»
QH - D’Autocar Jasmin, en passant par Unicar pour devenir l’importante entreprise qu’est Intercar, dont tu assumes la direction, comment entrevois-tu l’avenir?
HG - «J’adore ce que je fais et je veux continuer. Je suis aussi un passionné. Je suis entouré d’une équipe extraordinaire et les affaires vont bien. Nous sommes toujours une entreprise familiale et mon rêve est de poursuivre dans cette voie. Et, qui sait, peut-être un jour mon fils prendra la relève. Le plus important, ce n’est pas d’avoir la plus grosse entreprise et le plus gros chiffre d’affaires. C’est plutôt de veiller à la bonne santé de notre entreprise actuelle, avoir des employés heureux, une bonne implication sociale et garder sa place au soleil dans ce monde ultra compétitif.»

* (Collaboration spéciale Jean-Marc Pageau)

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