Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Québec Hebdo
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Des V.O.A. s'il-vous-plaît!

Frédérick Masson par Frédérick Masson
Voir tous les articles de Frédérick Masson
Article mis en ligne le 17 novembre 2007 à 18:22
Lisez les 2 commentaires à propos de cet article / Réagissez à cet article
Des V.O.A. s'il-vous-plaît!
Les gens qui me connaissent savent à quel point je déteste les films doublés. Ma grogne est telle que je peux facilement me contraindre à rester à la maison plutôt que de me déplacer pour assister à ce que je considère comme du sabotage cinématographique. Et je ne suis pas le seul.
Chez moi comme chez les autres membres de la secte dont je fais partie, la fermeture en février dernier du StarCité de Sainte-Foy a laissé un goût amer. Parce qu'avec le méga complexe s'envolait une partie de l'offre de films présentés en version originale anglaise (v.o.a.). Une situation déplorable, mais à laquelle nous devons nous conformer.

J'entends déjà les puristes qui passent la grande majorité de leurs journées à assurer la survie de la langue française monter aux barricades. Leur ordinateur est probablement déjà allumé, et tous sont fins prêts à bombarder ma boîte de courriels. Mais la situation décriée ici n'a aucun lien avec l'importance de sauvegarder notre bien identitaire et culturel le plus important. C'est plutôt le fait qu'on nous demande de payer le gros prix pour un produit altéré d'une partie de l'âme qui lui est propre. Parce qu'un film doublé, c'est comme aller souper chez maman un dimanche soir et se faire servir un spaghetti avec de la sauce en boîte. Ça se mange, mais ça laisse un arrière-goût. Pourquoi? Parce que ce n'est pas l'originale!

En modifiant une œuvre de son format initial, on dénature le propos. Et on dérange le spectateur. Car sans vouloir jeter la pierre aux doubleurs, ceux-là mêmes qui donnent vie aux versions françaises et qui permettent à plusieurs de pouvoir s'émerveiller devant un grand écran, la réalité québécoise est telle que de nombreuses vedettes hollywoodiennes n'ont d'autres choix que de partager leur voix. C'est le cas de Ben Stiller, Adam Sandler et Brad Pitt, qui doivent leur français à Alain Zouvi… le docteur Constantin! Et que dire de Leonardo DiCaprio, dont le doublage est assuré par Joël Legendre. Oui, oui! M. Occupation Double! À chaque fois que je regarde une reprise de Titanic, je me surprends à attendre avec impatience le moment où Léonardo tournera la bouteille pour envoyer un passager en voyage. Pire encore, dans la maison de l'amour!

À l'exception du Clap, qui se fait un devoir de présenter des versions originales (anglaise ou autres, avec ou sans sous-titres), force est d'admettre que les grandes salles n'offrent que des miettes à se mettre sous la dent. Il faut trop souvent se contenter des blockbusters, ces films aux budgets astronomiques qui assureront une durée de vie d'environ deux semaines à la version anglaise. Alors il faut être aux aguets.

À l'heure où l'on crie haut et fort l'importance de s'exprimer tant en français qu'en anglais, il est dommage de priver les gens de Québec d'un divertissement qui permet de développer l'oreille Shakespearienne. Parce tous les enseignants vous le diront : il n'y a rien comme la pratique pour améliorer sa compréhension de la langue anglaise. Vive les dvd bilingues!

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Sylvie B.

Commentaire mis en ligne le 5 mars 2009
Tout à fait d'accord. Ce soir, faute de trouver Pink Panther 2 en VOA, nous allons rester à la maison et louer un autre DVD avec sa version anglaise...

Des fois je me dis qu'on fait exprès pour garder les gens de Québec dans un ghetto francophone.

MArc-André Lacas

Commentaire mis en ligne le 23 novembre 2008
Je suis peut-être un an en retard sur l'article, mais depuis que je suis revenu a Québec le manque de film en anglais m'atriste vraiment. personnellement j'ai diminuer mes visites au cinéma et le pire pour le peu de film anglais sortie, les salles sont toujours pleines.

Chez nos voisins


La question du net

  • «À l'approche du temps des fêtes, êtes-vous davantage sensible aux cris d'alarme des organismes de charité?»
  • Oui
  • Non