Un conseiller municipal difficile à suivre!
Heureusement que le ridicule ne tue pas, car il y aurait certainement quelques conseillers municipaux en moins à l’hôtel-de-ville! Prenez l’exemple de François Picard, conseiller municipal de Lebourneuf. Candidat de l’Action civique en 2001, celui-ci est battu par le candidat du RMQ, Luc Lafrance. À l’élection suivante de 2005, profitant de la vague favorable aux candidats indépendants, M. Picard fait son entrée au conseil municipal de la nouvelle ville de Québec. Il vante alors les vertus d’être un élu indépendant et profite de toutes les tribunes pour dénigrer malicieusement les élus du RMQ.
Dans les semaines suivant le décès de la mairesse Boucher, il clame haut et fort qu’il faut absolument un candidat du comité exécutif pour poursuivre l’œuvre de la défunte mairesse. Il fait alors activement la promotion de Ralph Mercier. Toutefois, à la suite du refus de M. Mercier pour des raisons fort valables, M. Picard, qui n’a visiblement pas le «guts» d’Ann Bourget, préfère ne pas risquer son poste de conseiller et la rémunération qui accompagne le titre et décide de ne pas briguer la mairie. Et, alors que l’homme qu’il appuyait, Ralph Mercier, se range derrière Claude Larose, M. Picard opte avec peu d’enthousiasme pour Régis Labeaume et son nouveau «parti», qui, en retour, assure que M. Picard demeurera sur le comité exécutif advenant son élection.
C’est en raison de tels comportements, motivés par l’opportunisme personnel et traduisant un manque flagrant de convictions, que tant de nos concitoyens sont cyniques face aux politiciens. Est-ce que cela changera un jour?
Manon Bergeron, Québec