À gauche, l’œuvre qui a valu à Sophie Moisan le prix «Akademos» de l’Académie internationale des beaux-arts du Québec.
Une artiste de Duberger s’attaque au Grand Théâtre…en peinture!
Les choses vont vite, très vite pour Sophie Moisan. Beaucoup plus vite que dans le petit village de Blanc-Sablon où cette enseignante, il y a quatre ans, pour se désennuyer lors de longues soirées d’hiver, avait repris ses pinceaux, après une pause de 10 ans. La jeune artiste de 33 ans a été honorée récemment à Montréal du prix «Akademos»; distinction accordée par l’Académie internationale des beaux-arts du Québec à un artiste professionnel de la relève, pour une œuvre de grande qualité reconnue par ses pairs.
L’exposition «Vie et Gens de la Nouvelle-France» qui s’exhibe à compter de cette semaine à la Galerie d’art du Grand Théâtre de Québec présente 17 toiles grands formats de l’artiste de Duberger. «Je souhaitais présenter une exposition en lien avec les fêtes du 400e, explique Mme Moisan. Mes toiles, sans aucune prétention d’exactitude historique, représentent des scènes idéalisées de la vie de tous les jours en Nouvelle-France.»
Les Filles du roi, la vie à la ferme, la bataille des plaines d’Abraham sont quelques-uns des thèmes qui y sont abordés.
Mme Moisan mijote également une exposition sur les légendes qu’elle aimerait bien présenter en multimédia au Musée de la Civilisation. Le thème «patrimoine» semble coller à son œuvre, elle a aussi réalisé des sculptures sur l’esprit des cinq peuplades autochtones. «Il y a certainement un petit côté éducatif à mon art, après tout j’enseigne depuis 11 ans, ça laisse des traces…», confesse-t-elle.
Cette mère de trois enfants à temps plein et de deux à temps partiel aimerait bien pouvoir vivre de son art éventuellement. «Je peins très rapidement, ça me permet de produire plusieurs toiles en un temps limité, mais il y a quand même une limite à ce que je peux faire…», confie-t-elle.