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Gilles Taillon et les surplus des commissions scolaires

Article mis en ligne le 12 novembre 2007 à 13:45
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Gilles Taillon et les surplus des commissions scolaires
(L'ancien directeur général de la Commission scolaire de Sherbrooke ne passe pas le test). Durant mes quatre années d'implication comme parent élu au sein du monde scolaire, j'ai siégé à trois conseils d'établissement, j'en ai présidé un dans une école secondaire et j'ai aussi siégé comme représentant trois ans au Comité de parents de la Commission scolaire de la Capitale, les deux dernières à titre de président.

François Desrochers, Gilles Taillon et Mario Dumont, respectivement critique en matière d'éducation, critique en matière de finances et chef de l'opposition officielle pour l'ADQ, ont soulevé cette dernière semaine la question des surplus de quelques 300 M$ des commissions scolaires. Le contenu de leur intervention a démontré leur ignorance totale du dossier.

Comme le soulignait la Fédération des commissions scolaires du Québec, environ 200 des 300 M$ de surplus sont des surplus des différents établissements scolaires de la province. Malheureusement, la Fédération n'a pas donné une idée de la nature de ces surplus.

Chaque école au Québec doit élire un conseil d'établissement composé à part égale de parents et de membres du personnel de l'école. Le conseil d'établissement adopte à chaque année un budget pour certaines opérations à l'intérieur de l'école. C'est à partir des informations et des suggestions de la direction de l'école que les élus au conseil d'établissement établissent leurs priorités budgétaires pour les années à venir. Et ce budget prévoit assez couramment des surplus qui sont déterminé à la discrétion des conseils d'établissement concernés. Mais que justifie ces surplus?

Ces surplus représentent des réserves que les parents et le personnel de l'école constituent pour des projets aussi divers que l'achat de manuels scolaires pour remplacer les volumes usagés ou pour la mise en place éventuelle d'un nouveau programme, l'aménagement d'un parc-école, le financement d'une activité étudiante (tous les fonds des activités de financement sont sous la garde du conseil d'établissement), l'amélioration de l'environnement de l'environnement immédiat des élèves, etc.

Quand les porte-parole de l'ADQ suggèrent d'enlever aux commissions scolaires ces surplus qui appartiennent au 2/3 aux écoles, ils remettent en question les décisions et le jugement de milliers de parents et d'enseignants élus par leurs pairs. L'ignorance et la bêtise des Taillon, Desrochers et Dumont est impardonnable. La réponse faible et à côté de la plaque du premier ministre Jean Charest et de la ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport Michelle Courchesne est plus que critiquable. L'absence dans le débat de l'ancienne ministre de l'Éducation Pauline Marois est franchement déplorable.

À quand la nomination d'un titulaire à l'Éducation qui soit informé, sûr de lui ou d'elle et qui saura ainsi donner l'heure juste à une opposition officielle qui débattra des vrais enjeux en éducation?
Raymond Côté, Québec

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