Désarroi dans l’industrie forestière
«L’inquiétude et le désarroi sont maintenant évidents et plusieurs de nos membres ne se gênent plus pour crier haut et fort qu’ils ont hâte de voir les deux paliers de gouvernement cesser de parler et passer à l’action», déclare le président-directeur général du Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ), Guy Chevrette.
«Je sens maintenant une forme de désespoir chez plusieurs de nos membres», poursuit-il. En mai dernier, nos deux gouvernements nous promettaient de sortir l’industrie de l’incertitude et d’agir rapidement. Ces discours étaient porteurs d’espoir. Six mois plus tard, cet espoir s’est transformé en déception et en désenchantement.
Rappelons que la montée fulgurante du dollar canadien n’a fait qu’ajouter au drame que vit notre industrie. Plusieurs industriels, entrepreneurs et communautés envisagent maintenant le pire. «À une situation d’urgence, il faut des mesures d’urgence», ajoute M. Chevrette, qui demande au gouvernement fédéral, comme l’a fait le gouvernement du Québec, une intervention rapide pour contrer l’effet dévastateur de la montée du dollar canadien.
Le PDG rappelle que le CIFQ a suggéré au gouvernement du Québec un ensemble de mesures pouvant être utilisées pour améliorer la situation et dont la plupart sont restées lettre morte. Une restructuration de l’industrie s’impose, des décisions s’imposent, l’heure n’est plus au discours, mais à l’action. Il espère également que tous les participants aux travaux de préparation au Sommet sur l’avenir du secteur forestier prendront vraiment conscience de la situation de l’industrie et mettront aussi l’épaule à la roue pour aider l’industrie à traverser cette crise sans précédent.
En terminant, le PDG a clairement indiqué que dans sa tournée des régions, que ce soit à Saint-Michel-des-Saints, sur la Côte-Nord, au Saguenay Lac-Saint-Jean, au Bas-Saint-Laurent ou en Gaspésie, en fait, partout à travers le Québec, l’inquiétude est palpable.
À propos du CIFQ
Le Conseil est le porte-parole de l’industrie forestière du Québec. À elles seules, les entreprises de sciage résineux et feuillu, de déroulage, de pâtes, papiers, cartons et de panneaux œuvrant au Québec génèrent 12,9 milliards $ en activités économiques chaque année, près de 4 milliards $ en salaires dont près de 1,5 milliard $ est retourné aux gouvernements sous forme de taxes et d’impôts payés par les entreprises et les travailleurs.
* (Source: Conseil de l’industrie forestière du Québec - CIFQ)