Les conservateurs doivent prendre acte du consensus régional
Édifice fédéral dans le secteur d’Estimauville
D’ici à 2010, le gouvernement fédéral projette de relocaliser 700 de ses fonctionnaires de la région dans un nouvel édifice. Alors que le ministre des Travaux publics, Michael Fortier, privilégie le centre-ville de Québec, une large coalition d’élu(e)s et d’organismes socio-économiques le presse de choisir le secteur d’Estimauville.
La revitalisation de ce secteur n’est pas un nouvel enjeu. Déjà en 2005, lors de la dernière campagne électorale, le Bloc Québécois s’était engagé «à demander au gouvernement fédéral de contribuer à cette relance [de d’Estimauville], notamment en favorisant, le cas échéant, l’implantation de bureaux de ministères et de sociétés qui relèvent de sa juridiction, et d’un centre de recherche».
Bien desservi par le transport en commun et à proximité du domaine Maizerets et de la Baie de Beauport, le secteur d’Estimauville, avec son fort potentiel de développement, est tout indiqué pour recevoir cet investissement fédéral qui aurait un effet structurant sur la revitalisation de ce quartier qui en a bien besoin. C’est d’ailleurs l’avis de plusieurs intervenants politiques et socio-économiques, notamment la Ville de Québec, qui a l’expertise et la responsabilité de l’aménagement du territoire.
Malheureusement, les conservateurs de la région sont encore une fois complètement absents du débat, comme c’est le cas dans le dossier du train rapide dans le corridor Québec-Montréal où ils refusent de reconnaître le consensus régional. Dans d’autres dossiers, il aura fallu une pression énorme et une levée de boucliers pour finalement obtenir une décision du gouvernement fédéral. Je pense ici au financement de l’aéroport de Québec, des Fêtes du 400e, du Bureau de projet de la Boîte à science et du Massif de Petite-Rivière-Saint-François.
Le Bloc Québécois a porté le consensus régional afin que ces dossiers trouvent une issue favorable. Il continuera de le faire pour le projet de train rapide et pour l’établissement d’un édifice fédéral dans le secteur d’Estimauville.
Christiane Gagnon, députée de Québec et porte-parole du Bloc Québécois pour les dossiers de la région de Québec