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Condamné à rester dans ses boîtes?

Camille Boutet déplore le sort réservé à son village miniature

Nicolas Bégin par Nicolas Bégin
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Article mis en ligne le 7 novembre 2007 à 10:00
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Condamné à rester dans ses boîtes?
Camille Boutet est passionné des villages miniatures depuis 15 ans. Il aimerait bien montrer le sien dans le cadre du Carnaval et du 400e de Québec. (Photo Nicolas Bégin)
Condamné à rester dans ses boîtes?
Camille Boutet déplore le sort réservé à son village miniature
Passionné des villages miniatures depuis 15 ans, Camille Boutet déplore s’être buté récemment à des portes closes pour présenter son projet au Carnaval et au 400e de Québec.
L’homme de Charlesbourg affirme avoir entre autres proposé aux organisateurs des deux événements d’exposer son propre village miniature d’hiver dans une roulotte de 53 pieds. Pour donner une idée de la grandeur, le village a déjà fait environ 1400 pieds carrés. Deux personnes ont eu besoin de six semaines de six jours, à 8h par jour, pour le mettre en place au Carrefour Neufchâtel.

On y compte environ 300 maisonnettes de collection en porcelaine, sans parler des différentes scènes, des trains, des voitures, etc.

Or, M. Boutet prétend avoir obtenu des réponses négatives de la part des deux organisations. «Tout ce que je leur demandais, c’était de payer pour la location de la roulotte», déplore-t-il.

Chaque fois, on lui demandait qui il était, prétend-t-il. Selon ce dernier, la situation aurait été différente s’il avait été une personnalité publique connue ou un homme d’affaires respecté.

Pourtant, loin de lui l’idée de faire de l’argent avec son village. «Je veux juste montrer mes affaires. Ce qui me choque, c’est que personne me demande combien moi ça me coûte. Je n’ai même pas la chance de me faire entendre.»
Loin d’être refusé
Surprise du côté du 400e de Québec : le projet de Camille Boutet est loin d’avoir été refusé. L’équipe de coordination de la programmation associée lui a envoyé une lettre par courriel le 24 septembre dernier, dont QUÉBEC HEBDO a obtenu copie. Elle a aussi joint un document dans lequel se trouve un formulaire.
«Si vous êtes intéressés à développer un projet «clé en main» dans le cadre des fêtes du 400e anniversaire de Québec, vous serez heureux d’apprendre qu’il est encore possible d’intégrer des activités spécialement conçues pour célébrer les 400 ans de Québec via le volet des «Activités accréditées» sans financement», est-il écrit.

Grosso modo, on y demande la présentation d’un dossier, lequel regroupera une présentation de l’activité, un budget, une confirmation des lieux de présentation et des confirmations de partenaires financiers.

«Il n’y a pas de date limite pour nous remettre votre formulaire. Prenez donc tout le temps nécessaire pour rassembler les documents exigés.»

Les projets d’édition, d’infrastructure, d’achat ou de restauration d’équipement sont cependant refusés, à l’instar des initiatives de commercialisation ou de communication, est-il indiqué noir sur blanc.

Vérifications faites auprès du Carvanal de Québec la semaine dernière, l’équipe a bien reçu la demande de M. Boutet. Après étude en régie, le projet a toutefois été refusé, faute de s’inscrire dans le cadre de l’événement.

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