Mise à jour de Flaherty: bonbons pour les contribuables, sous noirs pour les services publics
Le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, promet encore des milliards de dollars en baisses d'impôts qui n'offriront rien de durable aux travailleurs, selon Paul Moist, président national du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).
Les Conservateurs ont déjà baissé les impôts de plus de 15 milliards de dollars par année, mais la plupart des familles des travailleurs n'ont rien gagné au change. Les baisses de l'impôt sur le revenu, de la taxe de vente et de l'impôt des compagnies annoncées aujourd'hui ne les aideront pas plus.
Les Canadiens veulent des services publics plus solides et plus abordables. Avec les baisses d'impôts annuelles de Flaherty, portées aujourd'hui à plus de 20 milliards de dollars, nous aurions pu:
- Lancer un programme national et sans but lucratif d'apprentissage et de garde des jeunes enfants, avec places garanties pour tous les enfants canadiens de 3 à 5 ans.
- Remettre assez d'agent aux villes et municipalités pour qu'elles règlent leur crise budgétaire et rebâtissent leurs infrastructures et leurs services communautaires.
- Mettre en place un programme national d'assurance-médicaments pour que tous les Canadiens obtiennent des médicaments à coût abordable.
- Offrir assez de ressources aux communautés autochtones pour financer l'Accord de Kelowna et répondre à d'autres besoins criants: santé, éducation, logement, revendications territoriales, environnement et bien-être des enfants.
Le ministre des Finances pense stimuler une économie aux lendemains incertains avec des baisses d'impôts coûteuses. Les Conservateurs espèrent que cette stratégie leur achètera des votes, mais elle ne sera pas efficace à améliorer la vigueur ou la productivité à long terme de l'économie. Elle pourrait même mener à des déficits et à d'importantes compressions dans les services publics.
L'énoncé du ministre Flaherty montre qu'il croit à la magie des retombées des baisses d'impôt. Mais il lui manque une vision d'avenir pour un pays prospère, des collectivités dynamiques, des programmes sociaux
performants et la remise en santé des infrastructures.
Syndicat canadien de la fonction publique - SCFP
Gilles Pelletier
Commentaire mis en ligne le 1er novembre 2007Québec, le 1er novembre 2007.
Le SCFP oublie de mentionner qu’un TAUX D’IMPOSITON pour les plus bas salariés à 15% est déraisonnable et à la limite un vrai vol. De plus, le Québec vient rajouter son 16% à ces impôts, toujours aux plus bas salariés et donc ce sont cette catégorie de personnes qui finissent par payer le plus d’impôts.
À ma connaissance, je n’ai jamais encore entendu parler d’organismes, voués à l’amélioration du sort des citoyens, se pencher sur le fait que les Gouvernements prélèvent trop d’impôts dans la classe des plus pauvres. On entend dire que selon certains revenus les gens ne payent plus d’impôts et C’EST TOUT À FAIT FAUX.
Il me semble qu’un impôt combiné à 12% (Féd. Qc) serait suffisant pour les deux gouvernements. Quand est-ce que les syndicats vont demander aux Gouvernements d’être plus raisonnable auprès des contribuables?
Gilles Pelletier, Québec