Élyse Genest, jeune artiste de Limoilou, expose quelques-unes de ses œuvres à la galerie du Grand Théâtre jusqu’au 11 novembre prochain.
L’artiste qui brossait le portrait des chevaux
Élyse Genest expose ses toiles au Grand Théâtre
Le chevaux, Élyse Genest en mange! Au sens figuré, bien sûr. La jeune artiste limouloise voue un amour inconditionnel pour ces bêtes au charme inébranlable. Un amour et une passion qui transpercent ses œuvres, modelées entièrement sur cet animal aux muscles d’acier, et qui galoperont à la galerie d’art du Grand Théâtre jusqu’au 11 novembre.
La jeune artiste de 23 ans a, aussi loin qu’elle se souvienne, toujours nourri une adoration sans borne pour les équidés. «Les chevaux et l’art sont venus à moi d’eux-mêmes, relate-t-elle. À 10 ans, quand j’ai eu mon cheval, j’ai commencé à ne dessiner que des chevaux.»
Jamais la jeune artiste n’a voulu délaisser ses chevaux pour se consacrer à d’autres modèles et sujets. Elle a conservé au long de ces années de découvertes artistiques le besoin de se pencher sur son sujet préféré. «Je ne me suis jamais tannée», avoue-t-elle. «Nous avons un élevage de chevaux à Saint-Augustin. J’ai été spectatrice d’une trentaine de naissances (de poulains et pouliches). J’ai cependant dû prendre un recul par rapport à mon art à cause de ma grossesse», ajoute la nouvelle maman d’une petite fille.
Vivre ou ne pas vivre de son art?
Voilà la question sur laquelle Élyse a dû se pencher longuement avant de prendre le chemin des arts. «J’ai vu beaucoup d’artistes qui vivaient pauvrement, indique-t-elle. Au départ, j’ai donc décidé de peindre par pur loisir et de ne pas aller là-dedans. Je suis allée au cégep en langues et j’ai voyagé aux quatre coins du globe : en Australie, en Allemagne, en Alaska… Puis lorsque j’ai fait une exposition solo pendant mes études au Cégep François-Xavier-Garneau, j’ai vendu 19 toiles sur 20. Et la 20e ne pouvait pas être vendue. Les chevaux, ça fait partie de moi. Ils ont toujours refusé de se taire.»
La jeune femme vit de son art depuis maintenant trois ans. Elle chevauche les sites de concours équestres, son talent y étant souvent sollicité. «Je fais beaucoup de portraits de chevaux. J’ai même fait le portrait d’un cheval valant plus d’un million $!»
L’homme et le cheval
Selon la jeune femme, le cheval et l’homme comportent de nombreuses ressemblances parfois étonnantes. «L’anatomie du cheval se rapproche de celui de l’humain. Il possède beaucoup de force, de sensualité», précise la principale intéressée.
Les femmes et les chevaux feraient partie des muses vivantes les plus primées par les artistes d’hier et d’aujourd’hui. «Le cheval est l’un des sujets les plus difficiles à travailler», soutient Élyse. Sujet difficile, peut-être, mais extrêmement facile d’approche. «Cet animal est plus facile d’accès que les portraits de nus, par exemple. C’est moins gênant d’avoir un portrait d’un cheval dans son salon qu’un nu», ajoute l’artiste.
La jeune femme affirme laisser libre court à l’imagination des visiteurs et spectateurs. «Je n’ai pas de message à passer. J’ai simplement besoin de laisser galoper les chevaux. Les gens vont chercher leur propre signification de l’œuvre. Quand tu regardes une pièce, il faut qu’elle te parle.»
Outre sa présence à la galerie d’art du Grand Théâtre, Élyse Genest prendra part à divers événements très bientôt. Elle s’envolera entre autres à Toronto, au Agricultural Royal Winter Fair, le 11 novembre prochain.