Psychodrame dans la cabane
Le projet de loi présenté par Pauline Marois sur l'identité québécoise soulève un psychodrame; regardons-y de plus près. Je suis Québécois et fier de l'être. Prenons notre place sans écraser personne, mais sans nous en excuser. Le Québec est une nation, même Harper le dit. Une nation ayant son territoire, son histoire se doit d'avoir son propre cadre juridique: sa constitution et sa citoyenneté. Nous recevons de plus en plus d'immigrants et nous sommes la seule majorité francophone en Amérique du nord. La loi 101 et le francais doivent être consolidés si nous voulons être encore là dans 25 ans.
Le Québec, 52e état anglais d'Amérique, ce serait une perte pour la beauté et la «biodiversité culturelle» du monde. Que l'on donne aux nouveaux-venus le droit à un bon apprentissage du francais et qu'ils doivent en 3ans en acquérir une connaissance suffisante pour être citoyens du Québec, rien de plus normal! Vous devez connaître le francais pour exercer la médecine, pourquoi serait-ce différent pour devenir député d'un état dont c'est la langue officielle? C'est ainsi partout sur la planète, pourquoi cela nous serait interdit? «Qu'est-ce qu'on va dire de nous?» Un peuple adulte agit selon son intérêt et sa conscience, il écoute les autres mais prend ses décisions dans la sérénité et avec assurance. Si la Chine a pu envahir le Tibet et l'occuper en toute impunité, je ne pense pas qu'un petit test de francais pour les postulants à la citoyenneté québécoise va bouleverser la communauté internationale!
La loi doit être au service du peuple et non le contraire. Si il faut avoir recours à la clause dérogatoire pour sauver le francais et donc notre avenir, pas d'hésitation. Cette clause existe pour s'en servir et que B'nai brith se le tienne pour dit, ce sont leurs amis Trudeau et Chrétien qui en sont les pères. J'ai lu beaucoup de chroniqueurs contre cette citoyenneté québécoise, dommage de constater qu'ils soient ainsi coupés de la population. J'en ai même lu un, suprême naïf, contre l'expulsion de l'imam Jaziri et la citoyenneté québécoise. La citoyenneté n'est pas un droit mais un privilège qui se mérite par la franchise et le respect de la communauté d'accueil, pas par les fausses déclarations et les faux passeports. Comme Québécois j'aspire à plus que d'être un cocu content!
Pierre Boucher, Québec