Karl A. Talbot assure qu'il est déjà à l'œuvre pour que Red Bull ajoute Québec à son calendrier pour 2009.(Photo Sports&News)
Karl A.Talbot met les pendules à l'heure
Près de deux semaines après le rejet de la candidature de Québec pour le calendrier 2008 du circuit Red Bull Air Race, le président et directeur général de Nemex Network, Karl A. Talbot, en a encore long à dire concernant le comportement des autorités municipales dans ce dossier. «Tout aurait pu être fait de manière tellement plus simple et plus élégante et surtout sans que la réputation de Québec soit ternie de la sorte, affirme-t-il. Il ne faut surtout pas manquer notre coup pour 2009.»
Dans une longue lettre transmise aux médias la semaine dernière, Karl A. Talbot explique avoir voulu «mettre les pendules à l'heure» après les événements des derniers mois. «À Québec, on regarde combien ça coûte… Ailleurs dans le monde, on regarde combien ça rapporte», y écrit-il notamment.
Il revient notamment sur la visite de Bill Clinton orchestrée par son entreprise et sur les difficultés rencontrées avec la Ville de Québec. «Lorsque nous avons eu confirmation de sa venue, il nous a fallu nous battre pour obtenir les collaborations souhaitées à Québec. Nous dérangions sans doute l'establishment…», affirme-t-il.
Au cours d'une entrevue téléphonique, le président de Nemex a réitéré sa grande déception face à l'accueil reçu par son projet d'amener les Formules 1 du ciel à Québec en 2008. «J'ai été ridiculisé en plein conseil municipal par des gens qui n'étaient pas du tout au fait de l'ampleur de cet événement, rappelle-t-il. Pourtant, tout ce qu'on voulait c'était un signal clair que la Ville de Québec était prête à accueillir la course et on s'occupait du reste.»
Ce dernier s'explique mal pourquoi les autorités ne l'ont pas pris au sérieux, d'autant plus qu'il bénéficiait d'appuis solides notamment du ministre Philippe Couillard et du Port de Québec. «Croyez-vous vraiment qu'une multinationale du calibre de Red Bull n'a pas, elle aussi, fait enquête pour savoir si nous étions une entreprise sérieuse et déterminée et si nous avions les compétences requises pour traiter un tel dossier ?», demande-t-il.
Même s'il a été passablement refroidi par les événements des dernières semaines, Karl Talbot dit avoir encore sur le feu trois projets majeurs pour le 400e sur les cinq prévus au départ. Sans s'avancer, il parle de trois événements qui auraient lieu dans le courant de l'été prochain. Il compte aussi amener quelques grands conférenciers.
Ce dernier espère maintenant que le prochain maire ou la prochaine mairesse saura faire preuve d'un leadership qui, selon lui, a cruellement manqué au cours des dernières années. «Il faut que les gens s'ouvrent les yeux sur ce qui se passe à travers le monde et arrêtent de voir les multinationales comme des gros méchants, soutient-il. Ce sont des générateurs de richesse pour une ville. Imaginez un instant si une entreprise de la taille de Red Bull décidait d'installer son siège social nord-américain à Québec.»
Karl A. Talbot n'a pas encore choisi son camp dans la course à la mairie. «Je ne connais pas encore assez les candidats pour me prononcer, mais une chose est certaine, je vais suivre la campagne de très près», dit-il.
Mais pour ce qui est de sauter dans l'arène politique, le président de Nemex ne se dit pas du tout intéressé. «Je veux m'impliquer dans le développement de la ville, mais à d'autres niveaux», conclut-il.