Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Québec Hebdo
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Tant de connaissances et de sagesse oubliées

François Cattapan par François Cattapan
Voir tous les articles de François Cattapan
Article mis en ligne le 12 octobre 2007 à 8:30
Soyez le premier à commenter cet article
Tant de connaissances et de sagesse oubliées
Beaucoup d'incertitudes ont cours en ce jeune début de millénaire. Conversion du développement vers l'économie du savoir, impacts du réchauffement climatique sur l'environnement et intégration des nouveaux arrivants pour compenser notre faible taux de natalité comptent parmi les sujets qui méritent réflexion. Mais notre devenir ne sera jamais complet et entier sans une attention particulière envers ceux qui nous ont précédés. Après avoir tracé le chemin et pavé la voie, les aînés obtiennent rarement toute la place et l'attention qu'ils méritent dans notre société de consommation de l'éphémère.

Même si on y fait peu écho, l'actuelle consultation publique sur les conditions de vie des aînés a pleine raison d'être. Dans l'ombre de la commission sur les accommodements raisonnables, qui monopolise l'attention médiatique, cette mesure pilotée par la ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, a le mérite de s'attarder à une réalité à laquelle nous participons tous et qui nous attend tous au crépuscule de nos vies. Une société qui repousse sans cesse plus loin l'espérance de vie ne peut se permettre de laisser de côté ses acteurs comme ses défricheurs, une fois l'heure de la retraite sonnée.

Que celle-ci soit prise à 55, 60, 65 ou 70 ans, voire plus tôt ou plus tard pour les plus chanceux sinon les plus passionnés, la retraite ne doit pas signifier la mise au rancart. Pourtant, il s'agit trop souvent de la triste réalité. À l'ère de la performance et du vite consommé vite jeté, rarement recyclé à notre grand désarroi, on se prive d'une somme d'expérience et de savoir-faire inestimable. Comme si la vitesse effrénée de notre monde pas aussi évolué qu'on pourrait l'espérer ou encore souhaiter, n'accordait aucune valeur à nos prédécesseurs. Ils font indéniablement partie des fondements de la société dans laquelle nous évoluons et à laquelle nous contribuons.

Cette société héritée de nos ancêtres et empruntée à nos enfants, selon la philosophie pleine de respect pour la chaîne de vie des Amérindiens, semble incapable de prendre le temps de faire une pause pour contempler ses acquis et saluer ses contributeurs. On dirait que l'ancien, l'expérimenté, le bâtisseur d'hier n'ont plus leur place dans le monde moderne. Certes, la technologie a contribué à créer un fossé entre les générations. Reste tout de même que dans un passé pas si lointain, la jeunesse sollicitait les conseils des aînés afin d'éviter déceptions et méprises. De nos jours, on vénère possiblement un peu trop le principe certes formateur de l'essai et erreur. De fait, à quoi bon répéter les mêmes expériences, lorsqu'un sage nous confirme que cela n'a jamais fonctionné?

Vouloir faire sa marque est une chose. Faire table rase du passé qui nous a permis de garantir notre avenir en est une autre. L'aîné retraité s'avère une mine de connaissances qu'il importe de considérer et de préserver. L'application ne sera pas nécessairement sur le marché du travail, qui évolue si vite, mais assurément sur l'approche de la vie en général. À une époque où l'ennui, la dépression et le suicide font des ravages tant chez les plus jeunes que les plus âgés, il y a tout lieu de s'interroger sur l'impact néfaste que peut avoir la coupure brutale entre la population dite active et celle écartée parce que retraitée.

De passage à Québec cette semaine, la consultation publique sur les conditions de vie des aînés sera l'occasion pour réfléchir sur la place réservée aux vétérans, dont nous ferons tous partie un jour. En effet, les partisans du «tasse-toi mon oncle» ne doivent pas oublier qu'ils seront à leur tour oncle et grand-oncle un jour. Dans une société vieillissante, les choses doivent s'améliorer et un pont doit être érigé entre les générations…

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins

  • L'Autre Voix - Votre journal d'information sur la Côte-de-Beaupré et l'Île d'Orléans
    Pauline Marois défend sa circonscription
  • L'Appel - Sainte-Foy, Sillery, Laurentien, Saint-Augustin, L'Ancienne-Lorette
  • Beauport Express - Beauport, Québec

La question du net

  • «À l'approche du temps des fêtes, êtes-vous davantage sensible aux cris d'alarme des organismes de charité?»
  • Oui
  • Non