Mélanie Pelletier et Catherine Charon-Béland redonnent une seconde vie à des bijoux démodés et d’anciens t-shirts.
Les bijoux contre-attaquent
La jeune entreprise Pop-Cycle offre une seconde vie aux articles démodés
Le recyclage fait de plus en plus d’adeptes. Et les éco-designers Mélanie Pelletier et Catherine Charron-Béland ne font pas exception. Les deux jeunes femmes, respectivement de Limoilou et de Lévis, travaillent depuis quelque temps déjà avec une ardeur peu commune afin de redonner une seconde vie aux bijoux.
Leur petite entreprise, baptisée Pop-Cycle, a vu le jour en 2006. Les deux artistes, qui ne se connaissaient guère avant de travailler ensemble, ont eu la chance de mettre leurs énergies de concert pour une toute première fois dans un cadre bien particulier. «Mélanie était une nouvelle maman et je lui avais promis que je lui fabriquerais un morceau de vêtement de maternité, relate Catherine. Malheureusement, je n’avais pas pu être en mesure de le lui fabriquer avant la naissance de son enfant. Pour sa part, Mélanie nourrissait l’idée de se confectionner une jupe en coton ouaté. Nous nous sommes donc connues en faisant de la couture conjointement.»
Les deux jeunes femmes baignent depuis belle lurette dans le monde des arts visuels. Mélanie est détentrice d’un baccalauréat en enseignement des arts visuels et en art dramatique. Pour sa part, Catherine a poursuivi des études postsupérieures en arts visuels et possède une maîtrise dans cette discipline.
Les deux collègues se sont de prime abord attelées à la tâche en misant sur la confection de bijoux. Certes, la couture intéressait Mélanie et Catherine. Mais cet art nécessitant de trop nombreux – et coûteux – équipements, ces dernières se sont consacrées uniquement aux colliers, bracelets, bagues et boucles d’oreilles. Les deux jeunes femmes se sont cependant offert un cadeau à la hauteur de leur talent l’été dernier : elles ont mis sur pied une ligne de jupes concoctées entièrement avec d’anciens t-shirts. Les chandails de «mononcle Guy» et de «matante Rina», arborant les célèbres plages de la Floride, peuvent dorénavant être dépoussiérés et portés à nouveau. Et ce, sans crainte d’avoir l’air démodés! «Nous avons fait le lancement de notre ligne de jupes dans la cour arrière de mon logement, à Limoilou, mentionne Mélanie. Les jupes étaient accrochées sur la corde à linge. Nous avons eu une super belle réponse des gens!»
Depuis lors, la jeune entreprise valse entre Lévis et Limoilou, l’atelier de confection des bijoux étant situé dans l’arrondissement de la Ville de Québec et celui de couture, sur la Rive-Sud. Les deux jeunes femmes caressent le projet de fabriquer des tuques, faux cols et mitaines en prévision de l’hiver. Elles ont même confectionné certains modèles qui leur servent de prototype.
L’environnement avant tout
Le premier souci des deux entrepreneures en est un environnemental. Toutefois, pas question pour elles de créer les articles en conséquence. «Nous n’avons pas besoin de montrer que le bijou ou le vêtement en est un qui a été récupéré. Parfois, nous voyons des articles récupérés et ça se voit que c’est de l’éco-design. Nous, nous ne voulons pas que ça paraisse, mais nous voulons le crier haut et fort, puisque c’est notre valeur», soutient Mélanie.
Puisqu’il est impossible pour les deux artistes de créer les articles en série, tous les bijoux et vêtements confectionnés sont uniques et exclusifs. Le travail en est un de longue haleine. Le plus clair de leur temps, les filles le passent à trier les bijoux. La partie la moins amusante, mais aussi la plus essentielle. Car il s’agit pour elles de leur matière première.
Le défi pour les artistes est de réussir à créer des parures qui leur plaisent tout en étant originales, et ce, à partir des matériaux disponibles. Un défi de taille qui ne semble toutefois pas leur poser problème. «Nous ne nous posons pas vraiment de questions (lorsque nous créons nos bijoux), laisse tomber Catherine. Nous voulons avant tout que le produit final soit beau et esthétique.»
«Lorsque nous concevons nos vêtements, nous oublions la coupe du vêtement à partir duquel nous travaillons. Nous ne nous imposons pas de limites. Nous utilisons notre imaginaire», de souligner Mélanie.
Actuellement, les deux jeunes femmes en sont encore à planifier leur plan d’affaires. Leur petite entreprise fait son bonhomme de chemin. Bien que l’idée d’une boutique ne leur plaise pas particulièrement, Mélanie et Catherine souhaitent ardemment posséder un jour leur propre atelier.
Il est possible d’avoir un aperçu des créations des deux éco-designers au
www.pop-cycle.ca.
Gisèle Garant
Commentaire mis en ligne le 31 décembre 1969Je désire faire une fête de filles à mon chalet à Montmagny et inviter une artiste pour donner un atelier de deux heures (25$ par personne) sur la confection d'un bijou que mes invitées garderaient en souvenir ! J'ai au moins 8 personnes intéressées. La date serait le 6 septembre au matin. Merci de me donner un retour le plus tôt possible. Cell. 418-806-9619.