Pascale Racine entend bien briser les barrières et faire sa place dans l'univers du chant classique. (Perspective)
Sa voix la transporte de l'autre côté de l'océan
Pascale Racine sur le continent européen
Pascale Racine : n.f. Chanteuse classique soprano de Québec (1979 - …) qui, après un séjour de près de dix ans au Conservatoire de musique de Québec, entamera d'ici quelques jours un petit périple de l'autre côté de l'Atlantique afin de poursuivre sa formation et, souhaite-t-elle, faire résonner sa voix aux quatre coins de l'Europe.
Le 9 octobre prochain, la blonde artiste s'envolera en effet vers Paris où elle prendra part à des cours et à des sessions de perfectionnement dans les studios Operalab, en compagnie du ténor d'origine franco-suisse, Gilles Denizot. Sélectionnée au niveau international, la jeune femme âgée de seulement 28 ans entend bien profiter de cette chance unique qui s'offre à elle pour laisser une forte impression.
Véritable vent de fraîcheur dans le milieu de l'opéra et du chant classique à Québec, ce n'est pas sans ressentir quelques papillons dans le ventre que Pascale Racine attache actuellement les dernières ficelles de son séjour outre-mer. Une aventure qu'elle a elle-même organisée, et dont une partie des frais sera assurée par une bourse d'excellence de 3 000 $ reçue de la Fondation Kedl, en collaboration avec Vin-Art international.
«J'ai vraiment hâte de partir, lance la résidente du quartier Montcalm, née à Saint-Nicolas sur la Rive-Sud de Québec. Maintenant que ma formation au Conservatoire est terminée, j'avais envie de voir et surtout de vivre quelque chose de différent. C'est dans cette optique que j'entrevois les prochaines semaines, au cours desquelles j'irai non seulement à Paris, mais aussi à Bruxelles et possiblement à Vienne.»
Que tous se le tiennent pour dit, c'est avec le désir de faire sa marque que Pascale Racine posera le pied sur le vieux continent. Car en plus de ses cours, l'artiste entend bien se présenter à diverses auditions.
«Je suis une passionnée qui n'hésite jamais à foncer afin d'obtenir ce que je désire, lance-t-elle sur un ton plus que convaincant. Le chant classique est un milieu qui offre peu d'ouverture et il est primordial de faire sa place. Je profiterai donc de mon séjour pour acquérir de l'expérience, notamment en auditions. Et qui sait ce qui peut se produire.»
Nul doute : la jeune artiste sait où elle va. Mannequin à ses heures, un plaisir qu'elle conjugue avec les cours privés de chant qu'elle offre aux plus jeunes, c'est sur scène qu'elle souhaite passer les prochaines années de sa vie. Au Québec ou ailleurs.
La voix avant tout
Au premier regard, rares sont ceux qui associent Pascale Racine au chant classique. Avec ses longs cheveux blonds, ses yeux noisettes, son sourire enjôleur et sa fougue contagieuse, elle donne plutôt l'impression d'appartenir à la lignée des chanteuses pop telles Britney Spears et Christina Aguilera, pour n'en nommer que quelques-unes. Pourtant, la réalité est toute autre.
«Après plusieurs années à m'adonner à la flûte traversière, j'ai développé un intérêt marqué pour le chant. J'ai ainsi pris cette direction, et plus particulièrement celle du chant classique. C'est un style qui me sied bien et qui, surtout, me permet de mettre ma voix en valeur.»
Son défi : faire partager la richesse de son «instrument» avec le plus de personnes possible. «Un de mes objectifs est effectivement de rendre encore plus accessible le chant classique. En ce sens, je souhaite m'adresser à un large public et faire en sorte de démythifier le genre.»
Pascale Racine offrira un concert pré-départ ce samedi 6 octobre à 20 h à l'église Saint-Félix de Cap-Rouge. Elle sera alors accompagnée de Marie-Hélène Greffard au piano et de Martin Blanchet à la contrebasse. Les billets seront disponibles à l'entrée, le soir du spectacle, au coût de 35 $ pour les adultes et de 12 $ pour les 13 ans et moins. Pour en savoir plus au sujet de l'artiste, il suffit de visiter son site Internet au
www.pascaleracine.com.