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Nos chefs d'entreprise s'outillent pour conquérir le monde

Jean-Pascal Lavoie par Jean-Pascal Lavoie
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Article mis en ligne le 28 septembre 2007 à 15:32
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Nos chefs d'entreprise s'outillent pour conquérir le monde
Le programme du MIT devrait permettre de multiplier les ventes internationales de nos entreprises technologiques.
Nos chefs d'entreprise s'outillent pour conquérir le monde
Dix chefs d’entreprises québécoises de haute technologie suivent présentement une formation auprès du Centre de l'entrepreneuriat du prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT). L’objectif: permettre à leurs entreprises de franchir le pas et devenir des incontournables sur les marchés internationaux.
Depuis une dizaine d’années, Québec a entrepris de diversifier son économie et pris le virage technologique. Les entreprises de haute technologie se sont mises à essaimer au point de transformer le visage économique de la région.

Toutefois, selon le ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation (MDEIE), les dividendes ne sont pas à la hauteur de ce qu'elles pourraient être en raison, souvent, du manque d'expérience et de connaissances des entrepreneurs eux-mêmes.

Pour corriger cette situation, le MDEIE, en collaboration avec le Fonds de solidarité FTQ, Pôle Québec Chaudière-Appalaches et la Fondation de l'entrepreneurship, a mis sur pied un programme de formation pour chefs d'entreprise dispensé par le MIT.

«C'est le coup de pouce dont ont besoin nos entreprises pour franchir le pas et devenir des joueurs mondiaux importants», affirme Mario Girard, ex-président de Nstein et responsable du projet.

«Les entreprises de technologie de la région sont jeunes, indique Antonio Lara de Pôle. Elles savent créer, mais ne savent pas vendre. Contrairement aux autres domaines où il y a un transfert de connaissances des entrepreneurs plus vieux aux plus jeunes, nous en sommes encore à la première cuvée dans les technologies.»

Pourtant, elle existerait bel et bien cette formule magique pour faire grandir son entreprise et atteindre les marchés internationaux. «C'est un peu comme découvrir une recette infaillible pour faire un gâteau, illustre M. Lara. Lorsqu'on la connaît, tout devient tellement plus simple par la suite. De là toute l'importance de ce programme, car les emplois reliés à ces entreprises sont ceux qui ont la plus haute valeur ajoutée pour la région.»

«Si tous les entrepreneurs technologiques pouvaient suivre cette formation, il y aurait une véritable révolution technologique au Québec», s'enthousiasme Régis Labeaume, PDG de la Fondation de l'entrepreneurship.
Équipe et clients
Mais quelles sont précisément ces connaissances qui manquent à nos entrepreneurs?
«Ces principaux obstacles à la réussite de vos entreprises sont la difficulté de réunir une équipe compétente et l'accès aux clients, indique Kenneth P. Morse, directeur du Centre de l'entrepreneuriat du MIT. Et, c'est précisément ce que nous enseignons aux entrepreneurs: comment mieux former leurs équipes et comment attaquer les marchés internationaux, car le marché du Québec et du Canada est trop petit.»

M. Morse cite en exemple la diaspora québécoise dans le monde qui serait très peu utilisée par nos entrepreneurs. «Le gouvernement irlandais a lui-même recruté 1 000 vendeurs aux États-Unis et organise régulièrement des activités leur permettant de faire du réseautage avec la diaspora irlandaise.»

Sans attendre nécessairement que le gouvernement québécois fasse le travail à leur place, les entrepreneurs suivant la formation apprennent les stratégies pour se bâtir un réseau international de ventes efficace.

Les espoirs en ce programme sont grands comme l'indique la célérité avec laquelle le MDEIE a agi pour mettre sur les rails le projet et assurer son financement. «Votre gouvernement a agi très rapidement puisque l'idée a été lancée en octobre dernier et les formations ont débuté en mai. D'autres pays ne sont pas aussi prompts», assure M. Morse qui a côtoyé le ministre Raymond Bachand sur les bancs de l'université Harvard. Un bel exemple de l'importance d'un bon réseau de contacts!
Le programme de formation 20X20 c'est…
- 10 entreprises dont trois de la région : Humagade, Teraxion et Coveo

- Quatre formations de deux jours, un séminaire d'une semaine au MIT et dix sessions de coaching en entreprise

- L'objectif de multiplier par cinq ou dix fois le chiffre d'affaires de chaque entreprise d'ici cinq ans

- Un budget de 600 000$ partagé entre le MDEIE (300 000$), le Fonds de solidarité, Pôle QCA, la Fondation de l'entrepreneurship et les entreprises participantes

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