Plusieurs gens d'affaires de la région se sont réunis lors du lancement de la campagne de financement de l'ACEE, dont Philippe Gabelier, stratège en communication et développement des affaires, Rémy Gauthier, président de GLS Réseaux, Jean-Yves Germain, coprésident du Groupe Germain, Christian Goulet, vice-président adjoint, secteur public chez Bell, Marc St-Pierre, directeur aux partenariats à l'ACEE, et Jacques Gingras, de chez Lavery de Billy avocats.
Un appel aux gens d'affaires pour assurer la relève
L'Association des clubs d'entrepreneurs étudiants (ACEE) lance une campagne de financement auprès des gens d'affaires pour l'aider à promouvoir la culture entrepreneuriale auprès des jeunes.
La relève entrepreneuriale soulève de plus en plus d'inquiétudes dans le monde des affaires. Plusieurs chefs d'entreprise se demandent qui prendra leur relève une fois le temps venu et, même dans le milieu corporatif, des problèmes de relève commencent à poindre. Bref, le Québec ne produit pas suffisamment d'entrepreneurs. C'est pourquoi un organisme comme l'Association des clubs d'entrepreneurs étudiants (ACEE) existe.
Fondée en 1991, l'ACEE représente 160 clubs d'entrepreneurs étudiants répartis dans les établissements d'enseignement postsecondaire du Québec. Son objectif, comme celui de tous ces clubs, est de présenter un choix de carrière différent aux étudiants, soit créer son propre emploi et éventuellement celui des autres. Pour concrétiser cette mission, l'ACEE vient de lancer une campagne de financement auprès des gens d'affaires pour amasser 200 000$ par année pendant trois ans.
L'implication des entrepreneurs auprès de leur propre relève va de soi selon Marc St-Pierre. «Aidez-nous à vous aider, lance-t-il. L'importance de créer une relève au Québec est criante.» De fait, selon le Global Entrepreneurship Monitor, le Québec affiche un niveau d'entrepreneuriat de seulement 9,4%, alors que pour l'ensemble du Canada affiche un taux de 10,2% et les États-Unis, 12,4%.
L'importance des clubs d'entrepreneurs étudiants s'illustre à merveille par l'expérience de Rémy Gauthier, président de GLS Réseaux, firme de consultation de Québec. Celui-ci a contribué à la naissance du club de l'Université Laval alors qu'il était encore aux études. «Ces clubs constituent le premier banc d'essai pour les entrepreneurs en devenir afin de se familiariser avec le cycle de vie d'une entreprise. C'est l'occasion pour les étudiants de tester leurs habiletés et aptitudes dans ce domaine.»
M. Gauthier y a aussi trouvé un premier réseau de contacts. «Les clubs permettent, à plus petite échelle, de se développer un premier réseau d'affaires qui peut s'avérer très utile plus tard, que ce soit pour recueillir des conseils, profiter de l'expérience d'un entrepreneur plus aguerri ou aller chercher de nouveaux contrats. Les jeunes ont souvent de bonnes idées, mais ne savent pas par où commencer. L'ACEE permet de briser cet isolement.»
L'ACEE espère recruter 2 000 entrepreneurs et gens d'affaires au Québec pour qu'ils s'engagent à une contribution minimale de 100$ par année pour les trois prochaines années.