L’interprète native de Charlesbourg, Chantal Blanchais, offrira à son public un spectacle sous le signe de la diversité et du rythme.
Chantal Blanchais à la bibliothèque de Charlesbourg
Un spectacle empreint d’une belle intensité
Chantal Blanchais est une habituée des salles de Québec. La petite fille de Charlesbourg a certes grandi, mais son cœur est demeuré ancrée en ces terres qui lui rappellent de beaux souvenirs de son enfance. L’interprète sera de retour dans son patelin cette année pour une deuxième fois, dans l’enceinte de la bibliothèque de Charlesbourg, le 21 septembre prochain.
L’interprète nous revient en force avec son tout nouveau spectacle empreint d’une belle intensité, intitulé «Du coq à l’âne». Chantal Blanchais nous promet un répertoire varié, sous le signe du rythme, accompagnée par le pianiste Jean-François Lambert. De nombreuses chansons, écrites en collaboration avec Marc Chabot, qui a entre autres travaillé avec l’unique et non le moindre Richard Séguin, seront au menu.
Elle souhaite plus que tout émouvoir les spectateurs. «J’aime que les gens soient touchés par mes chansons. Qu’ils disent que ça leur fait du bien, que c’est rafraîchissant», indique-t-elle. Un brin nostalgique, elle fera un léger retour dans le temps en compagnie des spectateurs, en interprétant certains succès des années 70.
L’artiste interprétera bien sûr des chansons dans sa langue maternelle, celle de Molière, mais également en italien, en espagnol et en anglais. «Comme j’ai beaucoup voyagé, j’ai développé une passion pour les langues. Je présente donc des chansons dans plusieurs langues tout en y apportant une touche d’humour», de souligner la principale intéressée.
L’humour, la jeune artiste ne pourrait pas vivre en son absence. Elle a d’ailleurs partagé la scène à maintes reprises avec des humoristes tels Jean-Michel Anctil, Pierre Légaré et André-Philippe Gagnon. Plusieurs se sont même proposés pour composer certains textes de ses chansons. «J’ai travaillé avec Jean-Michel Anctil qui m’a donné un coup de main lors de l’écriture d’un texte, relate-t-elle. Je suis très attirée par l’humour, même si je ne suis pas une humoriste! On dirait que j’ai une affinité naturelle avec les humoristes.»
Une passion qui vient de loin
«J’ai commencé à chanter avec la chorale Crescendo, se souvient-elle. C’est en interprétant l’extrait de Starmanie Le monde est stone, que j’ai eu le goût de développer ma passion.» La jeune chanteuse entreprend néanmoins, à l’opposé de ses rêves, des études collégiales en sciences pures. «J’ai donc étudié les maths, la chimie, la biologie… pour me rendre compte que ce n’était pas là que je me sentais bien», de dire la chanteuse. Elle s’inscrit alors au baccalauréat en chant classique à l’Université Laval, un choix qui s’avère judicieux.
Quelques temps plus tard, la jeune interprète brille de mille feux sur les diverses scènes des États-Unis et de l’Europe, alors membre du groupe Hup With People. «Nous avons fait des spectacles dans plus d’une centaine de villes. Dans chacune de ces villes, nous habitions chez les gens. Ce voyage a permis de briser bien des préjugés», laisse tomber la principale intéressée. Puis s’enchaînent les exploits. Chantal Blanchais est couronnée grande gagnante du Festival de Granby, puis elle s’envole vers diverses grandes villes, tel Las Vegas, où elle se produit à maintes reprises. Depuis lors, l’interprète-compositrice se consacre entièrement à son art et multiplie les voyages. «J’ai chanté en Grèce, aux Bermudes, à Hong Kong avec Whitney Houston en 1999. J’ai fait bon nombre de spectacles pour les entreprises. J’ai fait une cinquantaine de spectacles en première d’André-Philippe Gagnon», souligne-t-elle.
Malgré un horaire du temps plutôt chargé, la jeune chanteuse trouve le temps de s’engager dans sa communauté. «Ma façon de m’impliquer à moi, c’est de me rendre à l’hôpital une fois par mois pour chanter pour les personnes mourantes. Ça me fait du bien autant qu’aux familles. Ça me ramène à l’essentiel, c’est-à-dire avoir des gens autour de nous qui nous aiment», souligne l’interprète avec émotion.
Souvenirs de jeunesse
Chantal Blanchais conserve de bons et précieux souvenirs de son enfance passée à Charlesbourg. Elle affirme avec conviction que Québec est la plus belle ville au monde. «Je me souviens du temps où j’allais à la Terrasse Bon-Air, au terrain de jeu. Lorsque je faisais partie de Crescendo, à la polyvalente. Et du temps où je donnais des spectacles à l’extérieur», se remémore-t-elle.
L’artiste affirme avoir adoré l’époque où elle fréquentait l’école. Et se souvient tout particulièrement de son professeur de musique. «Michel Fortin, professeur de musique, m’a encouragée à continuer à exercer le chant», conclut-elle.
«Je veux que les gens soient touchés par mes chansons.»
Le spectacle «Du coq à l’âne» de Chantal Blanchais sera présenté gratuitement à l’auditorium de la bibliothèque de Charlesbourg, le vendredi 21 septembre, à 20 h. Le laisser-passez sera disponible dès 19 h 30.