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La Fresque des capitales BMO, symbole de notre statut minoritaire

Article mis en ligne le 18 septembre 2007 à 6:05
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La Fresque des capitales BMO, symbole de notre statut minoritaire
La Fresque des capitales BMO dévoilée ces jours derniers illustrera avec une franchise désarmante la véritable place du Québec dans la confédération canadienne: l'une des dix provinces du Canada, sans plus. Faisons notre deuil une fois pour toutes de la thèse des deux peuples fondateurs! Et n'essayons surtout pas de souligner ici un anniversaire qui n'inclurait pas tout le «canadian establishment».

Voilà un détournement politique qui insulte notre intelligence et notre intégrité comme peuple et comme nation. Les fédéralistes veulent forcer notre appartenance au Canada alors que ce pays n'a jamais accepté le moindre compromis facilitant l'adhésion du Québec à la constitution canadienne. Le fossé est béant depuis Meech et ce n'est pas une fresque à la soviétique qui va le combler.

Les Fêtes du 400e devraient célébrer, et cela seulement, l'implantation du premier établissement francophone en Amérique. Et non la fondation du Canada qui, tous les historiens soucieux de respecter l'histoire le diront, se situe quelque part entre la Conquête de 1759 et l'instauration de la Confédération en 1867.

Cette fresque de près de 500 mètres carrés sera peinte sur les murs, ce n'est pas un hasard, de l'édifice Marie-Guyart, bâtiment principal de la fonction publique à Québec, et qui abrite notamment le ministère de l'Éducation. Il faut y voir une dévalorisation de la ville de Québec comme capitale des Québécois et clairement, un nouvel outil de propagande de l'unité canadienne.

Il est de plus inacceptable d'y montrer, dans les personnalités représentant les quatorze capitales du Canada, René Lévesque aux côtés des Dorchester et autres «conquérants» dont le dessein était d¹anéantir le peuple canadien-français, en commençant par sa langue et son identité. Quel cynisme!

C'est la Bank of Montreal, créée par les marchands anglais de Montréal en 1817, qui finance cette fresque. Veut-elle ainsi nous rappeler son rôle historique dans l'infériorisation économique des Canadiens de langue française?

Ce projet, qui vise donc à affaiblir le caractère national de la capitale du Québec, s'ajoute à d¹autres actions concertées des gouvernements libéral et conservateur pour faire de Québec 2008 le symbole du «ciment canadien».

On veut manifestement faire de ces fêtes un événement où les Québécois de souche française vont être, sinon exclus, du moins noyés dans l'univers savamment bâti de ceux qui ont voulu les assimiler. Au moment où l'on doit, au contraire, se réjouir de l'incroyable survie du fait francais dans le pays du Québec où Champlain a choisi de l'y installer!

En 1908, lors des fêtes du tricentenaire de Québec, le gouvernement fédéral de l'époque a voulu profiter de l'occasion pour mobiliser et renforcer l'appui à l'empire britannique. Force est de constater que, cent ans plus tard, nous ne sommes toujours pas libres de nous célébrer à notre façon.

Les souverainistes représentent plus de 40 % de la population du Québec, tous partis politiques et mouvements indépendantistes ou nationalistes confondus. Comment pourront-ils avoir le goût de participer à ce qui semble déjà devenir une grande fête pan-canadienne?

C'est en leur nom que nous exigeons des organisateurs des Fêtes du 400e de tenir compte de cette réalité dans l¹élaboration et l'organisation des manifestations entourant l¹événement. Que ces Fêtes soient ramenées à leur essence même et à leur juste commémoration! Et que l'on écarte à jamais ce projet de Fresque des capitales BMO, aussi inapproprié que, disons-le en terminant, de mauvais goût artistique. Il n'est pas trop tard.
Francine Lavoie et Jacques Beaumier, respectivement présidente et vice-président du conseil d'administration

du Conseil de la souveraineté de la capitale nationale

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Gilles Pelletier

Commentaire mis en ligne le 23 septembre 2007
Québec, le 23 septembre 2007

Le Complexe-G est probablement l’édifice en hauteur LE PLUS LAID du monde et pour notre ville c’est comme un visage avec une grosse verrue sur le bout du nez. Maintenant on va tout faire pour EXAGÉRER la verrue avec cette proposition de FRESQUE. C’est tout simplement monstrueux et cela va s’ajouter avec la laideur du Carré d’Youville et l’assortiment de poteaux et de fils électriques tout croches qui s’offre en spectacle désolant dans St Jean-Baptiste.

Le pire, dans tout cela, c’est la population de Québec qui n’apporte aucune réaction significative comme si elle était endormie pour l’éternité.
Gilles Pelletier, Québec.

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