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La fresque une frasque de trop pour Québec 2008

Article mis en ligne le 17 septembre 2007 à 9:30
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La fresque une frasque de trop pour Québec 2008
Je suis consternée par les manières de l'Équipe de cette organisation, de messieurs Jean Leclerc et Pierre Boulanger; lesquels individus en sont les têtes dirigeantes «placées» là par les bons offices de messieurs Jean Charest et Stephen Harper (deux premiers ministres à la veine très québécoise, comme chacun sait).

Tout ce qui émane de ce Comité des Fêtes du 400e anniversaire de la naissance de Québec et de la Nouvelle-France - et non du Canada, qui est né, en effet, 259 ans... plus tard ! - constitue, de manière générale, une constante et systématique canadianisation de l'Événement.

En tout, tout le temps et jusque dans le menu détail. Y compris avec ce nouvel épisode concernant cette fresque en trompe-oeil (en trompe-citoyen, plus exactement). Il s'agit d'un détournement de sens sans précédent dans l'histoire contemporaine du Québec : rémunérer (et grassement, encore) un Comité d'organisation pour saboter en bonne et due forme l'Événement que celui-ci a mission de réaliser en grandes pompes ! On ferait la Révolution pour moins que ça, dans certains pays...

QUÉBEC 2008, on ne peut plus en douter maintenant, n'est rien de plus qu'une gigantesque entreprise de PROPAGANDE CANADA. Aussi la colère m'anime désormais au point où je n'hésiterai pas un instant, je l'affirme de but en blanc, à « graffitiser » cette fresque en « hommage » au Canada, si elle devait effectivement se poindre en capitale nationale. Et sur les murs de la « Maison » québécoise de l'Éducation (symbole en soi de la personnalité de la nation), comme par surcroît !

Certes, je le ferai. Accompagnée de plusieurs gallons de peinture d'un noir parfaitement opaque. Dussé-je, pour ce faire, en payer le tribut par quelques jours derrière les barreaux. Oui je le ferai, vous dis-je. Il y a des limites à retourner contre soi les moments historiques qui nous ont construits, qui nous ont bâtis, comme nation.

Sommes-nous un peuple, à la fin, ou un troupeau toujours disposé à tendre la joue jusqu'au maxillaire même...?
Marie-Louise Lacroix, Québec

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