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Le dégel des frais de scolarité laisse la CADEUL de glace

Nicolas Bégin par Nicolas Bégin
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Article mis en ligne le 8 septembre 2007 à 14:00
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Le dégel des frais de scolarité laisse la CADEUL de glace
Le président de la CADEUL, Julien du Tremblay, pense que les étudiants se mobiliseront s’ils sont bien informés à propos du dégel des frais de scolarité. (Photo Nicolas Bégin)
Le dégel des frais de scolarité laisse la CADEUL de glace
Même si c’est l’automne qui arrive, la rentrée avait plutôt des airs de printemps, mardi dernier, à l’Université Laval. Le sourire était sur toutes les lèvres, mais il était aussi question de dégel… des frais de scolarité.
À ce sujet, les deux mots d’ordre de la Confédération des associations d’étudiants et d’étudiantes de l’Université Laval (CADEUL) en 2007-2008 seront information et mobilisation.

Sans entrer dans l’historique complet et dans une interminable énumération de chiffres complexes, disons simplement qu’à la fin juin 2007, le gouvernement Charest a donné le feu vert au dégel des frais de scolarité. De 2007 à 2012, les étudiants inscrits à une session de 15 crédits devront débourser 50 $ de plus à chaque session.

Ainsi, en 2011-2012, une personne paiera 500 $ de plus qu’en 2007-2008. À titre d’exemple, un étudiant au baccalauréat en enseignement (4 ans) qui débute cette année verra sa facture totale d’université être majorée de 1000 $. Voilà pour les chiffres.

À la CADEUL, on croit que cette hausse découragera certains jeunes à vivre l’aventure des études universitaires.

«C’est un dégel qui, selon nous, est irresponsable, déplore le président Julien du Tremblay. Notre position par rapport à ça est de garder le gel. Actuellement, ce dégel-là n’apporte rien au système d’éducation qui en retire beaucoup. On parle d’une augmentation de 500 $ sur cinq ans...»
Informer les étudiants
À son avis, de l’argent est disponible pour investir dans l’éducation, ce qui permettrait de cesser de mettre la main dans les poches des étudiants. La CADEUL entend se faire un devoir de bien informer ses membres et ses associations de la présente situation.
«On veut que nos étudiants soient au courant de ce qui se passe exactement, mentionne-t-il. Il y a des mesures qui sont complexes dans l’annonce du gouvernement. On veut les simplifier. On veut que les étudiants soient au courant de ce qui se passe sur leur facture universitaire. On croit que si les étudiants sont bien informés, il devrait alors y avoir mobilisation.»

Chose certaine, la CADEUL ne fera pas de grève elle-même, jure son président. De toute façon, ce n’est jamais arrivé dans le passé.

Si déclenchement il y a, ce sera au sein de ses 80 associations départementales, lesquelles regroupent environ 28 000 têtes. «Si nos associations partent en grève, on va les soutenir techniquement et moralement», assure-t-il.

Si le dégel des frais de scolarité sera ni plus ni moins le pain et le beurre de la CADEUL cette année, d’autres dossiers importants seront néanmoins sur la table, dont le fameux laissez-passer universel pour le Réseau de transport en commun (RTC).
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