L’AELIÉS déplore aussi l’augmentation des coûts
Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’Association des étudiantes et des étudiants de Laval inscrits aux études supérieures (AELIÉS) galopera avec la CADEUL en ce qui concerne le dégel des frais de scolarité. C’est que le président Youmani Jérôme Lankoandé entend lui aussi faire du dossier son cheval de bataille.
Rencontré mardi dernier lors de la rentrée, il s’attendait à une grosse année, surtout à la suite de l’annonce du gouvernement Charest. La majorité des étudiants n’ont pas les moyens de payer les frais de scolarité, affirme-t-il. Ceux-ci doivent donc travailler à temps partiel pour subvenir à leurs besoins.
«Une augmentation des frais de scolarité ne signifie pas forcément une augmentation de leur rémunération dans les entreprises, les compagnies et les centres de recherche où ils travaillent, fait-il remarquer. Ils ont de la difficulté à continuer leur travaux de recherche.»
L’augmentation des frais de scolarité aura pour effet de dégrader les conditions des étudiants, pense-t-il. L’augmentation de 50 $ est petite pour la première session, mais ce sera autre chose plus tard.
«L’éducation doit être universelle à tous et à toutes, argumente le président pour justifier sa position. Elle ne doit pas être monnayable dans la société dans laquelle nous vivons, dans laquelle les recherches conduisent au développement. Un peuple qui travaille à son émancipation doit mettre les bouchées doubles et ne pas négliger les moyens pour former les plus grands intellectuels du Canada et pourquoi pas, du continent nord-américain. C’est notre souhait.»
À l’instar de la CADEUL, Youmani Jérôme Lankoandé veut mobiliser la population étudiante inscrite aux 2e et 3e cycles. «Nous allons aussi aller auprès de différentes couches de la société et les sensibiliser à la nécessité de financer l’éducation d’une façon collective pour qu’elle profite à toute la société.»