Décourager l'utilisation des sacs polluants (prise 2)
Le commentaire de la semaine dernière sur la taxation éventuelle des sacs de plastique polluants afin d'en réduire l'utilisation a suscité le débat, comme c'est souvent le cas avec les dossiers environnementaux. Les nombreux courriels reçus invitent à revenir sur le sujet pour clarifier certains aspects et surtout éviter d'y voir un complot écolo ou étatique, plutôt qu'un simple pas logique vers une gestion plus responsable de nos déchets.
D'abord, le projet d'une taxe sur les sacs de plastique a du bon, car hélas, il n'y a souvent que la menace de piger dans notre portefeuille pour modifier nos comportements. Aussi, la taxe envisagée ne serait que de 10 à 20 cents par sac. Pas de quoi ruiner les pollueurs insouciants ou impénitents. Ils auront simplement versé au passage un don minime pour que la société dispose de leur surplus de déchets.
Par ailleurs, ceux qui réutilisent à d'autres fins des sacs de plastique (qui mettent jusqu'à 400 ans à se dégrader pour 20 minutes d'usage) vont pouvoir continuer à le faire. Il s'agit en effet d'une forme de réemploi, tout comme l'est le fait de rapporter ses sacs (en coton ou non) lors des prochaines emplettes. Autrement, dans l'avenir, il suffira d'opter pour des sacs de plastique biodégradables, qui commencent déjà à circuler (par exemple les sacs de la SAQ et d'autres marchands) et qui ne seront pas taxés.
Toutefois, s'en remettre aux fours de l'incinérateur de Québec, l'un des plus polluants en Amérique du Nord, apparaît comme la solution facile pour ne rien changer à nos vieilles habitudes tout en se donnant bonne conscience. D'une part, cette option a beau fournir occasionnellement quelques Btu d'énergie, elle ne règle en rien le cas des millions de sacs de plastique qui partent aux quatre vents se fondre dans le paysage. D'autre part, ce n'est pas en brûlant des sacs fabriqués à base de pétrole et de produits chimiques qu'on résout le problème environnemental qu'ils créent. La combustion du plastique émet d'importantes quantités de rejets toxiques dans l'atmosphère. Et puis, il ne faudrait pas oublier que la majorité des déchets recueillis dans la région de Québec se retrouvent au site d'enfouissement de Saint-Tite-des-Caps, où ils mettent du temps à «composter».
Enfin, bien sûr que la règle écologique des 3R (Réutiliser, Réduire et Recycler) doit s'appliquer dans toute démarche consciente des impacts de la consommation des ressources naturelles et épuisables. Également, pour qu'une mesure soit efficace, il faut de l'équité dans son application. À cet égard, tous les sacs de plastique devraient être potentiellement taxables, pas uniquement les sacs de provisions.
Encore une fois, il s'agit d'un infime geste sur le chemin de l'amélioration de notre rapport à la Terre nourricière. Tout ne sera pas résolu avec la disparition des sacs de plastique non biodégradables. Mais, au moins, nous aurons franchi une étape permettant ensuite de s'attaquer à de plus gros enjeux environnementaux, comme les automobiles énergivores, le gaspillage de l'eau et la récupération des appareils électroniques...
Henri Savard
Commentaire mis en ligne le 5 septembre 2007Bonjour M. Suite à mon commentaire que je vous ai fais parvenir concernant les sacs de plastic, j'espère que vous avez bien compris le sens de cette dernière, si cela peut vous intéresser, je pourais vous rencontrer pour vous montrer des sacs de plastic d'épicerie qui sont biodégradable à 100% comme l'épicerie du MARCHÉ PLUS des HALLS FLEURS DE LYS, secteur Vanier.
Bien à vous Henri Savard, 686-6029