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Vision Québec entend être des grands débats

Marc Bellemare déplore le manque de vision de la mairesse

François Simard par François Simard
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Article mis en ligne le 18 août 2007 à 8:00
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Vision Québec entend être des grands débats
«C'est inconcevable que Mme Boucher ne siège pas au conseil d'administration de la Société du 400e anniversaire de Québec», estime le chef de Vision Québec, Marc Bellemare. (Photo François Simard)
Vision Québec entend être des grands débats
Marc Bellemare déplore le manque de vision de la mairesse
Le chef de Vision Québec, Marc Bellemare, est convaincu que sa formation politique a toujours sa place sur l'échiquier politique municipal et il compte bien continuer de surveiller de très près tout ce qui touche le développement de la capitale. «Mme Boucher nous donne d'excellentes raisons de continuer, affirme-t-il. Bien des gens sont déçus de la manière dont elle dirige la ville de Québec depuis son élection.»
Stimulé par la tenue de l'assemblée générale du parti, le 5 août dernier, Marc Bellemare est convaincu que le programme défendu par son équipe de candidats aux élections de novembre 2005 est toujours aussi pertinent. «Nous proposons une véritable vision de développement pour Québec ce qui fait cruellement défaut actuellement, soutient-il. Les gens voient bien qu'une seule personne ne peut pas mener toute une ville et qu'ils seraient mieux servis par une équipe cohérente qui a des choses à proposer.»

Sans confirmer qu'il sera de nouveau candidat à la mairie de Québec en 2009, ce dernier assure cependant que d'ici là, sa formation sera présente dans tous les grands débats régionaux. «C'est beaucoup trop tôt pour m'avancer et il peut se passer tellement de choses d'ici les prochaines élections, souligne-t-il. Mais ce qui est certain c'est que je suis toujours aussi passionné par le développement de ma ville.»

Et selon Marc Bellemare, l'avenir de la capitale passe inévitablement par le sport et le divertissement. «C'est inconcevable qu'une ville comme Québec n'ait pas encore de stade extérieur d'au moins 25 000 personnes et d'amphithéâtre moderne capable d'accueillir une équipe de hockey professionnel et de grands événements, soutient-il. Québec a un énorme rattrapage à faire au niveau du sport et il faut rapidement se mettre à l'œuvre.»

Ce dernier assure qu'il n'est pas question de faire assumer à la Ville de Québec les frais de construction de ces grands équipements. «Mais si on n'a pas les moyens de se les payer il faut à tout le moins démontrer une ouverture à des investisseurs qui pourraient être intéressés», ajoute-il toutefois.

Sur cette question, Marc Bellemare est convaincu que la façon dont la mairesse a traité des dossiers comme le Championnat mondial de hockey et le Red Bull Air Race a nui considérablement à l'image de Québec à l'échelle internationale. «Son attitude a de quoi refroidir le plus ardent des promoteurs, signale-t-il. Elle nuit clairement au développement économique de Québec.»

Vision Québec prépare d'ailleurs une série de grandes conférences sur l'entrepreneurship sportif qui devrait débuter cet automne. «Vous serez surpris par la qualité et la notoriété des gens que nous avons invités, promet le chef. C'est une initiative qui va au delà de la partisannerie politique. Nous le faisons pour réveiller les gens et leur faire prendre conscience qu'on est en train de manquer le bateau au profit de villes comme Winnipeg et Hamilton qui se sont positionnées pour être en mesure de saisir toutes les opportunités qui se présenteraient.»

Quant à la situation financière de sa formation politique qui a terminé la dernière campagne avec une dette de plus de 200 000$, Marc Bellemare ne semble pas trop inquiet. «C'est de la gestion interne et il n'y a rien de dramatique qui pourrait mettre en péril la survie du parti, dit-il. C'est certain qu'on aurait aimé obtenir des résultats qui nous auraient donné droit à un remboursement plus substantiel des dépenses électorales mais il faut vivre avec le verdict de la population.»

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