L'industrie automobile américaine freine le changement
D’après la presse canadienne, de hauts dirigeants issus des trois grands constructeurs américains de l’auto semblaient s’être entendus, la semaine dernière, sur une volonté de réduire la consommation d’essence pour l’ensemble de la flotte des nouveaux véhicules neufs. Ainsi, cette industrie se tournerait de plus en plus vers l’adoption de moteurs diesel et le développement de voitures hybrides.
Il est difficile de comprendre pourquoi ces constructeurs de notre continent continuent d’être aussi frileux à l'idée de nous fournir plus de motorisations diesel, comme c'est le cas en Europe. Pourquoi ne veut-on pas nous faire profiter, nous aussi, des économies substantielles en essence que procurent ces moteurs efficaces, peu polluants et relativement puissants? Pourquoi notre industrie ne semble pas vouloir répondre aux besoins de sa clientèle?
Il n'est pas normal qu'un automobiliste ne puisse pas être capable de choisir entre un moteur à essence gourmand, s’il le désire, et un moteur diesel plus économe pour faire rouler son véhicule. Concernant les hybrides ou les voitures électriques, ils ne sont encore que des mirages, venant de cette même industrie, et il semble bien que celle-ci n’ait véritablement aucune volonté de faire de l'ombre aux pétrolières qui sont suffisamment puissantes pour se payer les meilleurs systèmes de freinage qui soit aux changements de mentalité.
C’est bien dommage qu’il en soit encore ainsi à l’heure où il faut savoir que le pétrole est une ressource non renouvelable et que tôt ou tard la source ne produira plus son précieux liquide.
Gilles Pelletier, Québec