Oui nous aurons nos rosiers, mais...
La nouvelle année s’en vient et bientôt débuteront les festivités du 400e de Québec. Nous aurons nos rosiers, mais pour ce qui est des épines, elles seront distribuées avec tous les comptes de taxes dès les premiers jours de 2009 et préparons-nous à des surprises encore plus grandioses que celles promises pour les célébrations des quatre siècles passés dans la cité de Champlain.
Mme Boucher a bien raison de s’interroger sur la Société des Fêtes et de douter de son approche marketing et médiatique. En effet, cet été il ne semble pas que les touristes et visiteurs ont été invités à revenir spécialement pour l’an prochain. C’est vraiment désolant, il n’y a aucune ambiance festive qui a été créée, les citoyens n’ont pas encore été mis dans le coup et quand viendra l’émission des factures, ce monde-là sera d’un sans-gêne déconcertant et ils nous rirons en pleine face.
Quand va-t-on cesser de prendre les citoyens en otage avec toutes ces fêtes, ces festivals et qui finissent toujours par des déficits? Pourquoi donc les responsables n’ont jamais à payer quoi que ce soit pour leurs erreurs ou leurs mauvais choix? Je dirai comme le dit Jean Charest quand il est en colère: «ça va faire»!
Mme Boucher ne peut pas être partout à la fois et si c’était le cas, elle se serait rendu compte qu’il se prépare ici même, dans notre ville, un second fiasco à la Québec 84 et malheureusement il est trop tard déjà pour revenir en arrière. Depuis le début de cette année il y a eu plusieurs suggestions qui ont été transmises, aux responsables de la Société des Fêtes du 400e, afin de susciter un engouement ou une fébrilité dans la population et jamais ceux-ci n'ont manifesté un quelconque intérêt à ces nombreuses suggestions.
Tout semble se faire en catimini, en cachette ou en secret. Ils ne vont pas au peuple et pourtant ils auront bien besoin de lui le jour de l'inauguration.
Gilles Pelletier, Québec