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Daniel Lambert: spécialiste du son et de la lumière… dans l'ombre

par Jean-Marc Pageau, collaboration spéciale
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Article mis en ligne le 6 août 2007 à 9:45
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Daniel Lambert: spécialiste du son et de la lumière… dans l'ombre
La saison des spectacles à grand déploiement tire déjà à sa fin. Vous avez été nombreux à participer aux différentes activités et aux spectacles présentés à l’extérieur durant le Festival d’été et les nombreux autres festivals dans la région. Avez-vous remarqué le déploiement technique nécessaire à la réalisation de ces spectacles? Personnellement, je suis toujours impressionné par toute cette technologie en appui aux artistes qui se produisent sur scène. J’ai donc rencontré cette semaine Daniel Lambert, dirigeant d’une entreprise de Québec spécialisée dans la sonorisation et l’éclairage.
Québec Hebdo: - M. Lambert décrivez-nous brièvement le Groupe SPL?
Daniel Lambert: - «Le Groupe SPL existe depuis plus de 25 ans. À l'origine, mon frère Michel exploitait une disco-mobile. Avec mon frère Jacques, je me suis joint à la compagnie quelques années plus tard et c’est à ce moment que nous nous sommes spécialisés en sonorisation et en éclairage. C’est donc une entreprise familiale qui provient de la Rive-Sud de Québec (Lévis) et qui possède maintenant son siège social à Québec. Nous avons vraiment commencé au bas de l’échelle avec à l’époque seulement trois employés.»
QH: - Le Groupe SPL est-il présent ailleurs au Québec?
DL: - «SPL possède aujourd’hui des bureaux au Mont-Tremblant où nous sommes le fournisseur officiel pour la compagnie qui gère ce site. Nous sommes également présents à Montréal avec un bureau de vente et un inventaire d’équipements. Avec les années, nous avons créé des divisions autonomes qui nous permettent d’offrir une gamme de services connexes. SPL Électrique en est un exemple, le Centre de foires de Québec étant l’un de nos principaux clients. Nous sommes également partenaires dans Laboratoire Sonic, où nous fabriquons et installons des équipements de sonorisation et d’éclairage pour les restaurants et les bars comme chez St-Hubert, l’Ozone, le Cosmos ou le Beaugarte.»
QH: - Et, vous avez acquis récemment une station radio en Beauce?
DL: - «En fait, nous sommes partenaires dans l’acquisition de la station CHEK-FM de Sainte-Marie en Beauce.»
QH: - C’est donc vous qui avez ramené André Arthur en ondes dans la région de Québec?
DL: - «Effectivement, André Arthur nous présente ses commentaires sur l’actualité tous les matins. Nos origines sont beauceronnes et nous avons décidé de conserver cette radio chez nous. C’est aujourd’hui l’une des rares radios indépendantes au Québec.»
QH: - Depuis peu s'ajoute à vos acquis un hôtel en Gaspésie?
DL: - «Nous nous sommes portés acquéreurs de l’hôtel La Baie Bleu à Carleton, en Gaspésie, et nous espérons terminer le montage financier afin de transformer le tout en centre des congrès. Nous serons partenaires dans ce projet qui est sur les planches à dessin depuis quelques années. Nous allons donc devenir gestionnaires d’un hôtel et d’un centre des congrès. C’est tout à fait stimulant. Néanmoins, le Groupe SPL demeurera toujours fidèle à sa vocation première, soit la fourniture de service et d’équipements en sonorisation et éclairage. C’est tout de même 60 % de notre chiffre d’affaires.»
QH: - Est-ce un marché très compétitif?
DL: - «En fait, nous sommes la troisième plus grosse compagnie au Québec et la plus importante ayant son siège social à Québec. Nous avons donc à compétitionner avec des compagnies ayant leur siège social à Montréal pour des évènements qui se produisent à Québec. C’est parfois aberrant. Quand on pense qu’une corporation comme le comité des Fêtes du 400e de Québec octroie ses contrats à une firme de Montréal, c’est frustrant. C’est un non-sens! Alors qu’on se bat quotidiennement pour demeurer à Québec, garder nos employés et réinvestir nos profits chez nous.»
QH: Combien avez-vous d’employés et quel est votre chiffre d’affaires?
DL: - «Pour le groupe SPL seulement notre chiffre d’affaires tourne autour de 5,5 M$ avec 35 employés permanents. Vous savez, des gros mandats comme celui du 400ième il n’y en a pas beaucoup dans la région de Québec et si on veut garder nos employés il faut les faire travailler sur ce genre de mandat. Sinon ils se retrouveront dans la métropole. Chez SPL, pour pallier à ce phénomène nous devons engager des techniciens en permanence même quand les contrats ne sont pas là. Il faut leur assurer un revenu annuel. Nous avons déjà perdu d’excellents techniciens au profit de Montréal. Il faut arrêter l’hémorragie. Et, pour ce faire, ça nous prend l’appui des décideurs et de la population.
QH: Voilà, le message est passé! Depuis plus de 25 ans, les frères Lambert s’acharnent et se battent pour garder leurs employés, leurs locaux et leur inventaire à Québec. Les administrateurs d’évènements comme le Carnaval, les Fêtes du 400e, les Fêtes de la Nouvelle-France, Expo Québec et autres ont bien sûr les pieds à Québec, mais trop souvent les yeux tournés vers Montréal!

* (Collaboration spéciale Jean-Marc Pageau)

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