Les citoyens sont donc conviés à mettre la main à la pâte en arrachant les plants d’ambrosia qui poussent dans leur cour.
La guerre à l’herbe à poux est déclarée
La Ville a contre-attaqué encore une fois cette année afin d’éliminer l’ambrosia des parcs et terrains vagues. Cette plante mieux connue sous le nom commun d’herbe à poux et en partie responsable de la rhinite allergique n’avait qu’à bien se tenir.
Ce sont près de 15% des gens qui sont victimes chaque été de cette forme d’allergie. Et la meilleure façon de la contrôler consiste à enrayer le principal agent responsable de ces réactions contraignantes : l’ambrosia, mieux connue sous le nom d’herbe à poux.
Même si la Ville s’entête à éliminer une bonne partie de ces végétaux, Renée Levaque, du département de la santé publique, indique qu’aucune diminution des cas de rhinites allergiques n’a été constatée. «La lutte consiste en fait en une batterie d’actions, allant de l’arrachage manuel à l’application de produits qui ont un effet sur la plante à l’implication des citoyens», souligne-t-elle.
La rhinite allergique, cette affection pour le moins désagréable, a d’ailleurs connu une hausse marquée ces dernières années. Une hausse attribuée, selon Mme Levaque, à une meilleure connaissance des symptômes de cette maladie chez les citoyens.
Chaude lutte
Il y a maintenant une quinzaine d’année que la Ville s’attaque à l’herbe à poux. Après avoir opté pour le fauchage et la vapeur d’eau chaude, voilà que depuis peu, ce sont les herbicides biologiques qui sont les grands chouchous.
Disposant d’un mince budget de 25 000$ pour contrer les effets indésirables de cette plante, la Ville maximise le rendement de ses interventions en s’attaquant de prime abord aux grands boulevards routiers, en bordure desquels les plants d’ambrosia s’y donnent à cœur joie. «Le sel de déglaçage déposé sur les routes a pour effet néfaste de détruire les plantes qui se trouvent à proximité. L’herbe à poux réussi néanmoins à survivre», d’expliquer René Pronovost, du Service de l’environnement de la Ville de Québec.
L’application des deux herbicides biologiques est répartie de façon équitable dans les huit arrondissements. En tout, c’est quelque 150 kilomètres linéaires qui seront scrutés à la loupe jusqu’à la fin de l’épandage, soit vers la fin juillet. «Nous devons lutter contre cette plante avant que les fleurs n’apparaissent et laissent par le fait même s’échapper une grande quantité de pollen», de dire M. Pronovost.
Les deux herbicides biologiques utilisés, le Top Gun ainsi que l’Adios Ambros, permettraient d’éliminer plus de 90% des herbes à poux. Puisqu’ils sont sélectifs, ils ne s’en prennent qu’à l’ambrosia. Les autres végétaux situés à proximité des plants d’herbe à poux peuvent ainsi prendre la place de ces derniers.
Un travail collectif
Chaque petit geste concret peut à sa façon contribuer à abolir le problème. «Chaque plante d’herbe à poux contient une quantité phénoménale de graines de pollen», de dire Mme Levaque. Les citoyens sont donc conviés à mettre la main à la pâte en arrachant les plants d’ambrosia qui poussent dans leur cour.
M. Pronovost et Mme Levaque s’entendent toutefois pour dire que la plupart des gens sont incapables d’identifier la plante aux effets indésirables. Alors que l’herbe à puce peut causer des démangeaisons sur la peau, il n’en est rien en ce qui concerne l’herbe à poux, qui est sans conséquence. Les gens peuvent donc l’arracher sans craindre d’effets secondaires.