L'horaire d'été allégé de plus en plus populaire
Si vous bénéficié d'un horaire allégé au travail cet été, vous faites partie d'un groupe de travailleurs de plus en plus nombreux. C'est ce que révèle un récent sondage CROP pour l'Ordre des conseillers en ressources humaines agréés et des conseillers en relations industrielles agréés.
En 2007, davantage de travailleurs québécois bénéficient d'un horaire d'été. Alors qu'en 2003, 21% des travailleurs québécois affirmaient avoir un horaire d'été (par exemple congé le vendredi après-midi) dans leur organisation, ce pourcentage s'élève à 25 % cette année.
Parmi les travailleurs ayant un horaire d'été, 72 % affirment que cet horaire s'applique à l'ensemble des employés alors que pour 26 % d'entre eux ce n'est pas le cas.
«Cela est probablement dû au fait que certains types d'emplois ne se prêtent pas à de telles pratiques de gestion des ressources humaines, commente Florent Francoeur, CRHA, président-directeur général de l'ORHRI. On peut penser par exemple aux ouvriers sur une chaîne de montage. Si l'employeur offre un horaire d'été, il doit interrompre la production, ce qui peut être difficile pour certaines entreprises.»
Autre fait intéressant, le sondage montre que 90% des travailleurs concernés sont satisfaits de l'horaire d'été adopté par leur employeur. «Il s'agit là d'un bon moyen pour faciliter la conciliation du travail avec la vie personnelle des travailleurs», poursuit M. Francoeur.
Pourtant, l'horaire d'été ne semble pas faire l'unanimité puisque seulement 47% des travailleurs interrogés qui n'ont pas d'horaire d'été souhaiteraient que leur employeur adopte ce genre de pratique alors que presque autant souhaitent le contraire (45%). Cette frilosité pourrait s'expliquer par une certaine appréhension des travailleurs quant aux conséquences découlant d'un horaire allégé.
«Ils croient peut-être que cela s'accompagne d'une diminution salariale ou encore d'une charge de travail accrue le reste de la semaine pour compenser les heures gagnées grâce à l'horaire d'été, précise M. Francoeur. Il importe donc que les employeurs prennent en compte ces considérations lorsqu'ils établissent une telle pratique afin qu'elle n'ait pas un effet contraire à celui recherché.»
Le sondage a été mené du 17 au 28 mai dernier par entrevues téléphoniques auprès de 1008 répondants du Québec. La marge d'erreur est de 3 points, 19 fois sur 20.<@S2>(JPL)