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Une saison sauvée in extremis

Jean-Pascal Lavoie par Jean-Pascal Lavoie
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Article mis en ligne le 26 juillet 2007 à 12:33
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Une saison sauvée in extremis
De 20 à 40 jeunes se rassemblent le soir à la Maison des jeunes de Saint-Émile.
Une saison sauvée in extremis
Le retard dans le versement d'une importante subvention a compromis les activités estivales de la Maison des jeunes de Saint-Émile alors que ses services sont particulièrement pertinents par les temps qui courent.
La Maison des jeunes (MDJ) de Saint-Émile boucle son budget annuel grâce aux subventions qu'elle reçoit de la Ville de Québec et de divers autres organismes comme Centraide et le Centre de santé et services sociaux. Alors, lorsque le versement d'une importante somme que l'on reçoit habituellement en mai est retardé jusqu'au début août, la fermeture temporaire devient une option à sérieusement considérer.

«Normalement, la Ville de Québec nous verse une subvention de 7000 $ au printemps, explique Luce Dubé, coordonnatrice à la MDJ. Cette année, la Ville retarde le versement jusqu'à la première semaine d'août.»

La marge de crédit ayant été épuisée en juin pour payer les employés, la MDJ a évité la fermeture temporaire grâce à une aide financière de 1000$ du député de Chauveau, Gilles Taillon.

«Cette somme nous permet de faire le pont jusqu'au versement de la subvention de la Ville», précise Mme Dubé.

L'avenir n'est toutefois pas assuré puisque la Ville de Québec révise ses subventions à ce type d'organisme et ce n'est pas un retard que la MDJ risque d'affronter l'an prochain, mais une coupure drastique.

«On nous a informés que la Ville envisage de ne verser que l'équivalent de la facture d'électricité l'an prochain, continue la coordonnatrice. Ça ne représente pourtant que 1200$ à 1500$ annuellement. Nous faisons face à une perte d'au moins 5500$ à notre budget.»

Mme Dubé croit pourtant que ces sommes sont un investissement et non une dépense. Elle prend en exemple l'arrestation récente de quatorze jeunes au parc de la Joie de vivre. «C'est vrai qu'il y a une dynamique de consommation de drogue dans le secteur. Mais au moins avec la Maison des jeunes, nous leur donnons un endroit où se rassembler, des activités à faire. Si nous n'avions plus de Maison des jeunes, où serions-nous? On ne sait pas ce que l'avenir nous réserve.»

La Maison des jeunes entend faire des pressions auprès du conseil de quartier dans les prochaines semaines pour trouver des moyens d'assurer la pérennité de ses services.

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